• Le jeudi 15 janvier à 20h30 à l'espace Lurçat

     « Pour vivre heureux, vivons cachés ! ». Cet adage classique de  la sagesse populaire semble par les temps qui courent avoir pris un « sacré coup de vieux ».  Tout dire, tout montrer… ne rien cacher.  Bref « être transparent » semble un nouvel  idéal, plus encore un nouvel  impératif catégorique qui rend non seulement ringard mais  suspect celle ou celui qui plaide encore pour la préservation de la vie privée et la protection de l’intimité. Le patron-fondateur de facebook, Mark Zuckerberg, ne déclarait-il pas récemment :   « La vie en public est la nouvelle norme ». Sous quelles influences s’est opéré un tel basculement ? Vulgarisation simpliste des acquis de la psychanalyse ? Impacts des nouvelles technologies de l’ère numérique ? Manipulations intéressés des puissances économiques et des médias ?...

    Quels sont les effets pervers d’un mode de vie à découvert qui de fait  nous rend complices d’une « inquisition volontaire » dont on commence à percevoir les dangers  et dont on cherche désormais à se protéger, par exemple  en revendiquant un peu tard un « droit à l’oubli » ?

    N’y-a-t-il pas à opérer  les distinctions nécessaires entre des domaines où le secret est une nécessité  vitale et d’autres où la transparence s’impose ?...

    Autant de  questions fondamentales  entre autres dont se saisira José Morel Cinq-Mars, docteur en psychopathologie fondamentale et psychanalyse et qu’avec elle nous essaierons d’approfondir . Les règles du vivre-ensemble sont en jeu.

     


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  • Conférence de Thierry Paquot : le 4 décembre à 20h30

    Le projet d’un« Grand Paris » est dans l’air et  en route depuis des années…En juin 2010, la loi officialise  le « GrandParis ». Depuis, les choses s’accélèrent, se modifient,  s’ajustent,…et en janvier 2016 devrait naître la Métropole du Grand Paris, traduction juridique du  « Nouveau Grand Paris ». Pour autant, les débats, voire les affrontements, se poursuivent. Il est donc l’heure de faire le point. Quels sont, à présent, les acquis, les points d’accord, et même les débuts de réalisations ? Mais  quels sont aussi les points de divergences et de blocages parfois très forts (périmètre, compétences, financement et fiscalité, gouvernance…) ? Qu’en est-il de la cohérence de cette belle idée ? La solidarité entre des collectivités aux richesses aujourd’hui disparates sera-t-elle au rendez-vous ? Le risque d’un « machin technocratique » de plus sera-t-il évité ?

    Franciliens, nous sommes naturellement tous concernés. Ressortissants de la CALPE, à la lisière du Grand Paris, nous le sommes plus encore à l’heure où s’élabore et se discute une nouvelle carte des intercommunalités pour la Grande Couronne parisienne.

    Pour nous aider à y voir clair dans ce dossier techniquement compliqué mais déterminant pour notre vie quotidienne, nous accueillons Thierry Paquot (philosophe de l’urbain, membre de la Commission du Vieux Paris et président du Conseil scientifique du Learning center sur « la ville durable »).

     


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  • Une conférence de Philippe Watrelot

    jeudi 9 octobre à 20h30 Espace Tocqueville à Juvisy

      

    L’éducation a fait partie des thèmes de la campagne présidentielle. Non seulement avec une promesse quantitative de (re)création de postes mais aussi avec la volonté d’une “refondation” de l’École. Deux ans après, où en est-on ? La refondation est-elle toujours à l’ordre du jour ?

     Engluée dans la réforme des rythmes et plombée par des erreurs politiques, la volonté de changement s’est heurtée à un certain nombre de verrous et de résistances qu’il faudra identifier.

     Mais d’abord pourquoi cette transformation de l’École est-elle nécessaire ? Pourquoi notre école va t-elle mal ? Un détour par la sociologie, l’économie et les comparaisons internationales est nécessaire pour comprendre et prendre la mesure des inégalités de notre système éducatif.

     Il n’est pas trop tard pour faire une École plus juste et plus efficace. Un débat d’une grande actualité en ce début d’année scolaire.

     

    Philippe Watrelot met à disposition le diaporama support de sa conférence du 9 octobre au lien suivant :

    http://fr.slideshare.net/PhilippeWatrelot/ouvrir-le-debat-refondationjuvisyoct-2014

     


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  • Une conférence de Jean-Michel Besnier sur le numérique  

    Philosophe, professeur à l’Université PARIS-Sorbonne (Paris IV)  et au Centre de recherche en épistémologie appliquée (CNRS-Ecole Polytechnique), auteur de « Demain les posthumains. Le futur a-t-il encore besoin de nous ? » (2009) et « L’homme simplifié. Le syndrome de la touche étoile » (2012).

    1946 : construction du premier calculateur électronique grand comme un appartement.

     1971 : miniaturisation et mise en vente du premier microprocesseur .

     Depuis : des « performances » en progression constante selon  la « Loi de Moore » pour laquelle  la complexité des semi-conducteurs double tous les ans à coût constant… et aujourd’hui, l’annonce pour demain par les « transhumanistes »  de l’avènement d’un « homme augmenté », d’un « homme posthumain »  équipé de nanomachines, bardé de prothèses intelligentes, doté  d’un exosquelette démultipliant sa puissance et sa résistance. Science-fiction ? Utopie ?

     C’est vrai ! Nous sommes  inséparables de notre portable, de notre smartphone ; nous ne savons plus lire une carte et nous nous  confions à notre GPS ; nous naviguons sur internet, sommes inscrits sur internet, tweetons  de manière plus ou moins  compulsive…Nous baignons dans le « virtuel », nous en sommes traversés . Bref , nous sommes à l’heure du « numérique » …Mais de là, à envisager la   « fin de l’homme » ou une « sortie de l’humain », il y a quand même un  pas . Quoique ?

     Sommes-nous bien conscients des changements réels que provoque le numérique  dans nos vies ? Quels nouveaux rapports à soi, aux autres, au temps, à l’espace, au corps, au savoir, à la vérité, à la liberté, aux valeurs, au bonheur, au monde,  à la mort…et à temps d’autres choses ? Quel homme et quelle société sont-ils en train de naître ? Faut-il laisser faire ? Faut-il résister ?

     C’est l’enjeu et le thème du débat introduit par Jean-Michel Besnier, philosophe, auteur de deux ouvrages remarqués : « Demain les posthumains. Le futur a-t-il encore besoin de nous ? » (2009) et « L’homme simplifié. Le syndrome de la touche étoile » (2012).

     


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  •  Conférencier : PATRICK VASSORT , Maître de conférences à l’université de Caen, Auteur de «  L’homme superflu . Théorie politique de la crise en cours » (2012),  « Le sport contre la société » ( 2012)

     Les crises en cours, financière, économique, environnementale, sociale… qui, à l’heure de la mondialisation, saisissent l’ensemble de la planète,   selon des intensités et des modalités diverses, n’ont rien d’accidentel ou de conjoncturel. Apparues dans les années 70, elles sont profondes, interdépendantes, systémiques. Elles sont la conséquence  logique du capitalisme moderne  dominant  et de l’idéologie qui  le sous-tend, selon laquelle il va de soi  et  est  naturel que la compétition à outrance saisisse «  toute forme vécue, tout humain et tout évènement ». Au bout du bout, la finance et  l’économie qui ont mis la main sur la politique en viennent à oublier qu’elles n’ont de sens qu’au service de l’homme et de ses besoins ;  en poussant à l’extrême elles considèrent  qu’elles se porteraient mieux si l’homme pouvait être escamoté. A l’image des produits qu’il consomme, l’homme , « variable d’ajustement », devient périssable, jetable, frappé  d’« obsolescence » ; il devient  « superflu », il est «  de trop. » . Il s’agit donc  d’une   « crise majeure de civilisation » dont on ne se sortira pas par quelques réformettes ou mesures d’adaptation.

     Tel est le diagnostic grave et sans concession   dressé par Patrick Vassort  dans son livre « L’homme  superflu. Théorie politique de la crise en cours » qui se conclut par ces mots : «  Une telle crise ne peut se résoudre que de deux manières : par la destruction nécessaire et rapide d’un capitalisme irréductible à toute ‘humanisation’ ; par la consécration politique de la superfluité de l’homme à travers des formes inédites de totalitarisme ».  Propos pessimistes ? Propos excessifs ?... Dans tous les cas, matière à débat.

     JEUDI 20 MARS 2014  à 20 H 30

     ESPACE TOCQUEVILLE- Centre administratif, Parc de la mairie- 6 rue Piver, Juvisy-sur-Orge

     

     


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