• La dernière conférence

      

     

  • Serge Bianchi

    Professeur émérite des Universités (Rennes 2). Président du Cercle Littéraire et Historique de Draveil. Président d’honneur du Comité de Recherches historiques sur les Révolutions en Essonne

     

    FAIRE DE L’HISTOIRE : COMMENT ? DE QUI ? POUR QUI ?

    LE TRAVAIL DE L’HISTORIEN

    ENJEUX ET USAGES DE L’HISTOIRE AUJOURD’HUI 

     

    L’histoire est une science, « science humaine » peut-être, mais science quand même. Ils peuvent se réclamer d’ « écoles historiques » différentes mais  « historiens de métier » ou professeurs d’histoire ont normalement en commun des méthodes et des règles qui ne s’improvisent pas. Un historien ne peut écrire, un enseignant ne peut raconter n’importe quoi .

    Comment devient-on historien ? Pour quoi et pourquoi fait-on de l’histoire ou  enseigne-t-on l’histoire ? Pourquoi se consacrer pendant des années  à l’étude scrupuleuse  de telle période ou retenir telle autre dans les programmes scolaires ? Dans quelle mesure les débats de société d’aujourd’hui peuvent-ils impacter l’écriture et l’enseignement de l’histoire, et à quelles conditions… ? Les « lois mémorielles » (shoah, esclavage, génocide…) sont-elles opportunes ?

    Des questions voisines se posent quand l’histoire quitte les officines spécialisées- ce qui est une bonne chose-  pour toucher le grand public à travers des livres, des magazines et plus encore par la radio et la télévision. Quelle histoire font ces « passeurs d’histoire » renommés, tels Stéphane Bern, Lorant Deutsch, Franck Ferrand, Eric Zemmour… ? De quels usages de l’histoire, s’agit-il ? Comment concilier le devoir d’histoire et le respect de la mémoire ?

    Serge Bianchi, professeur émérite des Universités, spécialiste des Révolutions, notamment en Essonne, historien de la Cité-Jardins de Draveil, nous livrera son point de vue de praticien de l’histoire sur ces immenses interrogations à une époque où le citoyen a besoin de repères et d’outils pour éclairer les débats d’aujourd’hui.

     

    Mardi 10 décembre  2019 à 20 h 30

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers), Juvisy-sur-Orge

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93                                      

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         DE QUOI LE MOUVEMENT DES  « GILETS JAUNES » EST-IL LE SIGNE ?

    Un an plus tard… ce  qu’il a révélé, ce qu’il a changé ?

    Intervenants : Sylvain Bordiec et Antoine de Raymond , Sociologues , Université de Bordeaux

    Personne ne l’avait vraiment vu venir. Né à l’automne 2018, déclenché par une augmentation de la taxe carbone sur les carburants, publiquement lancé par les manifestations du 17 novembre, le dit « mouvement des gilets jaunes »  a mobilisé pendant plus de six mois sur les carrefours à longueur de semaines, à Paris et dans de nombreuses villes de province,  des dizaines de milliers de personnes largement soutenues par l’opinion publique.   Que nous dit de l’état de la société française et de la France, ce mouvement original  et complexe,  « mosaïque de paradoxes », au regard de sa sociologie, de son mode opératoire, de son fonctionnement, de ses revendications…qui ont de fait  évolué au fil des mois ?

    Un an plus tard, qu’est devenu le « Mouvement » , courant de fond ou feu de paille? Quels en ont été les effets éventuels sur l’ensemble de la société française, sur la vie  sociale et politique du pays …? Des comparaisons peuvent-elles être établies avec d’autres pays, européens notamment ? Tous ces derniers mois, beaucoup de choses ont été dites, des milliers de pages ont été écrites. Sylvain Bordiec et Antoine  Bernard de Raymond, sociologues, travaillant avec les outils qui sont les leurs nous livreront leurs analyses. 

    Mardi 12 novembre  2019 à 20 h 30

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers), Juvisy-sur-Orge

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93                                      

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  • ASSOCIATION « OUVRIR LE DÉBAT » CONFÉRENCE-DÉBAT

     

    OLIVIER GOUJON, Journaliste, photo-reporter, auteur de « Femen : histoire d’une trahison »  (2017),  « Ces cons de journalistes » (2019)  

     

    LE JOURNALISME EN DANGER ?

    A l’heure où tout un chacun, téléphone en main, peut se croire grand reporter, où « fake news », « post-vérité », « faits alternatifs »…se banalisent, où le moindre événement avant même d’être vérifié fait le « buzz » sur les réseaux sociaux et se répand partout à la vitesse de la lumière,  il est temps de donner ou redonner au  journalisme, son sens  et aux  journalistes, leur importance. Mais pour ce, commencer par ne pas tout confondre : le journalisme, ce n’est pas la comm’, ce n’est pas la pub, ce n’est pas la propagande, ce n’est pas l’animation. Les communicants, les publicitaires, les militants, les animateurs, les commentateurs… ont le droit d’exister mais ils ne sont pas journalistes. Le mélange des genres met le journalisme en danger et contribue sans doute à l’ image dégradée des journalistes dans l’opinion.

    Le débat proposé devrait nous permettre d’une part, de mieux cerner le « cœur du métier » de journaliste, car c’est un métier qui s’apprend,  nécessite des compétences, répond à des exigences et respecte une déontologie… ; d’autre part, de découvrir dans quelles conditions concrètes les journalistes travaillent aujourd’hui en France , conditions  pouvant parfois nuire à l’accomplissement de leur mission. Ainsi est-il indifférent que 90% des journaux  vendus en France, 50% des parts d’audience de l’audiovisuel soient contrôlés par 10 groupes financiers  dirigés par 10 milliardaires ? Est-ce sans conséquence sur leur travail que de plus en plus de journalistes soient non salariés, mais payés  en droits d’auteur ou sur facture, l’appellation sympathique d’ « auto-entrepreneur » étant plutôt synonyme de précarité ?...

    Olivier Goujon, journaliste, photo-reporter, qui a sillonné le monde, nous fera découvrir, à partir de son expérience, un autre monde, le « monde de l’information » et nous livrera sa conception du métier de journaliste et les difficultés qu’il rencontre.

    Mardi 8 octobre  2019 à 20 h 30

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers)

    Juvisy-sur-Orge

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60  93                                                       

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    Entrée libre

     

     

     


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  • 1.- Tu ne t’engageras point dans une association, ni n’en créeras une dans le but de parvenir, de conquérir le pouvoir en son sein, ou de t’en servir comme marche-pied en vue de le conquérir ailleurs ; mais dans celui de servir, de promouvoir la solidarité et la cohésion sociale, de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, d’enrichir le débat public et la compréhension qu’ont les décideurs et l’opinion de l’intérêt général. 

    2.- Tu ne t’engageras point dans une association, ni n’en créeras une pour défendre des privilèges, ou des droits acquis que ne justifient plus les mérites de ceux auxquels ils ont été reconnus ; tu n’en créeras pas davantage en vue de cultiver, entre pairs, des satisfactions autarciques ; ni pour alimenter, à l’encontre de quelque personne ou groupe que ce soit, la vindicte publique.

    3.- Tu ne feras jamais en sorte, ni ne toléreras, qu’une association dont tu es membre  aliène son indépendance en prêtant hommage à un homme politique, serait-il issu de ses rangs ; à un parti, partagerait-il l’essentiel de ses convictions et de ses buts ; à une collectivité publique, lui fournirait-elle l’essentiel de ses ressources ; tu ne mépriseras, ni ne dénonceras,  en revanche, par principe, pas plus que tu ne leur manifesteras un excès de révérence, les élus et les fonctionnaires. 

    4.- Tu ne porteras jamais la parole, à l’occasion d’une assemblée générale, d’un conseil d’administration, d’un bureau d’association, autrement que selon tes propres convictions, librement formées, et refuseras que quiconque, homme ou faction, au sein de l’association ou de l’extérieur, te dicte ta position, ou ton vote.

    5.- Tu ne rédigeras point les statuts d’une association, ni ne toléreras qu’ils soient rédigés de façon obscure, ou dans le but de faire obstacle à l’exercice par les adhérents, les donateurs privés, ou les bailleurs de fonds publics, de leur droit de contrôle de l’activité de l’association, et de l’emploi des fonds qu’elle manie ; tu ne feras pas davantage obstacle ou ne toléreras qu’il soit fait obstacle, par quelque procédé que ce soit, à l’exercice de ce droit. 

    6.- Tu ne tiendras aucune association, quelque part que tu aies prise à sa création, à sa prospérité, ou à ce qu’elle conquière une audience, pour ta chose ou celle d’un groupe constitué autour de toi ; tu ne requerras ou n’accepteras jamais, pour l’activité que tu déploies ou les frais que tu exposes, d’indemnisation indue ou excessive ; tu ne chercheras jamais à te pérenniser dans les mandats qui t’ont été confiés. 

    7.- Quelque but que poursuive l’association dont tu es membre ou que tu animes, tu n’imposeras pas aux collaborateurs salariés auxquels elle fait appel, au nom d’un engagement militant qu’ils ne sont tenus de partager que dans certaines limites, des sujétions hors de proportions avec leur statut ; tu exigeras, en revanche, d’eux, comme de toi et de tes pairs, une disponibilité sans faille à l’égard des usagers dont l’association s’est donnée pour but de satisfaire les besoins.

    8.- Tu veilleras à ne point nourrir, à l’égard des groupements dont l’objet social est parent de celui des associations dont tu es membre, une animosité qui fasse tort aux causes que vous défendez en commun, serait-ce sur des fondements philosophiques et selon des procédés différents. 

    9.- Tu ne tenteras point de faire obstacle, par quelque procédé que ce soit, quand bien même les associations dont tu es membre pourraient en redouter la concurrence, à la naissance ou au développement d’autres associations capables de satisfaire des besoins que tu ne peux satisfaire, ou de mobiliser des énergies que tu ne peux mobiliser.

    10.- Tu ne maintiendras pas artificiellement en vie une association dont l’objet social a cessé d’être pertinent, ou dont les forces se sont épuisées ; tu t’interdiras de solliciter dans ce but la générosité privée ou les concours publics.

     

    Document proposé par Jean-Michel Belorgey en prolongement de sa conférence à Juvisy le 2 avril 2019 pour Ouvrir le Débat.


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  • Isabelle JARJAILLE, Journaliste indépendante ( Médiacités, Ouest-France, la Gazette des communes…), auteur de « Services publics délégués au privé : à qui profite le deal ? » (éd. Yves Michel, 2018) interviendra sur le thème : 

    SERVICES PUBLICS, GESTION ET FINANCEMENT. Le recours au privé…jusqu’où ? à quel prix ?

    Eau potable, ordures ménagères, transports urbains…depuis des années en de nombreux lieux, des collectivités locales ne gèrent plus directement ces services publics mais les délèguent à des entreprises privées. Mais ces dernières années, ce mouvement de « privatisation » aux multiples formes (délégation de service public, partenariat public- privé, privatisation au sens strict…) s’étend et séduit l’Etat lui-même. Le nombre de secteurs touchés s’accroît :  dans la santé ( l’hôpital francilien de Corbeil-Evry),  les transports (gestion des autoroutes ; aéroports), le stationnement … et même le secteur régalien  (construction de prisons).  

    Comment s’explique un tel mouvement qui semble ne pas devoir s’arrêter ? Victoire de l’idéologie néo-libérale déterminée à réduire au minimum le rôle de l’Etat ? Moyens de faire des économies immédiates (réduction du nombre de fonctionnaires, investissements confiés au privé) à l’heure des déficits publics ? Souci de performance et d’efficacité que n’aurait pas les services publics et ses agents ?

    Quelles en sont les conséquences ? Les « services publics » sont-ils concrètement mieux assurés par le « privé » et toujours accessibles à tous ? L’usager, devenu souvent le client, y trouve-t-il son compte, y compris financièrement ? Si l’Etat et les divers pouvoirs publics locaux n’ont jamais tout fait par eux-mêmes- et c’est tant mieux-, est-il  toutefois pensable et souhaitable qu’ils soient réduits à définir des règles et en contrôler l’application ? N’y-a-t-il pas des domaines où ils doivent demeurer des acteurs directs pour des raisons stratégiques ou des impératifs de cohésion sociale ?  Isabelle Jarjaille qui s’ intéresse depuis des années à toutes ces questions nous aidera à y répondre.

    Mardi 16 avril 2019 à 20 h 30

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers), Juvisy-sur-Orge

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93, Blog :http://old.eklablog.com

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    N'hésitez pas à utiliser la partie "commentaires" sous cet article pour poser des questions : elles seront transmises à l'intervenante


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