• La dernière conférence

      

     


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  • GILLES DOWEK, Professeur à l’École Normale Supérieure Paris-Saclay, chercheur à l’Inria (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique), auteur de « Le temps des algorithmes » ( Le Pommier,  2018 interviendra sur le thème :  

    Les algorithmes sont partout. Ils fascinent. Ils inquiètent…

    Si par « algorithme » nous entendons « un procédé qui permet de résoudre un problème sans avoir besoin d’inventer une solution à chaque fois », nous utilisons des algorithmes depuis longtemps tous les jours sans le savoir. Mais aujourd’hui on a changé d’échelle . Les algorithmes d’une puissance sans précédent, grâce au développement  des ordinateurs, sont  en mesure d’opérer à la vitesse de la lumière des opérations et des  calculs dont nous sommes incapables, à partir de gigantesques masses de données accumulées (les « big data »). Ils  interviennent dans toutes les activités humaines, les plus concrètes comme les plus intellectuelles. Ils sont partout. Ils transforment les sciences, les techniques, l’industrie, la société…la vie quotidienne. Ils bouleversent les manières de penser, les notions de travail, de propriété, de gouvernement, de vie privée…voire d’humanité. Face à ces innovations, nous oscillons entre la fascination et l’inquiétude. Certains mêmes considèrent le règne des algorithmes comme la source de tous nos maux  et s’interrogent entre autres sur l’avenir de la liberté et des libertés. Au temps des algorithmes, la liberté de choisir est-elle encore possible ?

    Gilles Dowek est pour sa part convaincu qu’une meilleure connaissance de ce que sont et ne sont pas , de ce que peuvent et ne peuvent pas les algorithmes peut dissiper les fantasmes et faire tomber les angoisses. « Ces inventions rendent possibles le monde meilleur auquel nous aspirons, comme le monde cauchemardesque que nous redoutons », écrit-il.

    Mardi 11 décembre 2018 à 20 h 30

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers), Juvisy-sur-Orge

    Entrée libre 


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  • « THÉORIE DU RUISSELLEMENT »…OU PAS, les inégalités profitent-elles à tous ? 

    Très à la mode dans les années Reagan (1981-1989) aux USA et les années Thatcher (1979-1990) en Grande Bretagne, la « théorie du ruissellement » ( « trickel down » en anglais) est de retour dans les médias et  dans les joutes politiques. Si certains rappellent qu’une telle théorie économique n’a jamais existé, d’autres estiment  qu’elle  inspire, malgré des dénégations répétées des intéressés, le Gouvernement actuel.  Quoi qu’il en soit, l’idée court que l’enrichissement des plus riches contribuent à l’amélioration de la situation des plus pauvres et plus modestes : les baisses d'impôts qui leur sont consenties ( suppression ou réduction de l’ISF, taxation forfaitaire à la baisse des revenus du capital…) seraient profitables à l’investissement, à la relance de la consommation…et donc à la croissance… et donc à l’emploi…et donc à tous ? Merveilleux donnant-donnant ! Qu’en est-il réellement ? Que nous apprend l’histoire ? Des études récentes , notamment celle de Thomas Piketty dans son ouvrage de référence « Le capital au XXI° siècle » font état du développement quasi constant des inégalités à travers le monde comme en France même si c’est à une moindre échelle . Des rapports récents dont celui de l’OCDE « Tous concernés : pourquoi moins d’inégalités bénéficient à tous »  vont dans le même sens et remettent en cause « la théorie du trickle down ». Selon la même OCDE, les inégalités ne sont pas seulement dommageables à la cohésion sociale ; elles nuisent à la croissance : leur augmentation entre 1985 et 2005 aurait coûté  en moyenne près de 4,7 points de croissance cumulée dans les pays avancés. Qui a raison ? qui a tort ?  que faire ?  Frédéric Farah, économiste, introduira notre réflexion commune.

    Conférencier : 

    Frédéric Farah, économiste, enseignant à Paris 1, chercheur affilié au laboratoire PHARE (Pensée, Histoire et Analyse des Représentations Économiques), co-auteur de « Introduction inquiète à la Macron-économie » ( Les Petits matins, 2016)

     

    Mardi 6 novembre 2018 à 20 h 30

    Salle Pidoux de la Maduère , 64 Grande Rue piétonne (près de la Poste)

    91260 Juvisy-sur-Orge 

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60  

     Entrée  libre


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  • SERVICES PUBLICS, GESTION ET FINANCEMENT :Le recours au privé…jusqu’où ? à quel prix ?

    Eau potable, ordures ménagères, transports urbains…depuis des années en de nombreux lieux, des collectivités locales ne gèrent plus directement ces services publics mais les délèguent à des entreprises privées. Mais ces dernières années, ce mouvement de « privatisation » aux multiples formes (délégation de service public, partenariat public- privé, privatisation au sens strict…) s’étend et séduit l’Etat lui-même. Le nombre de secteurs touchés s’accroît :  dans la santé ( l’hôpital francilien de Corbeil-Evry),  les transports (gestion des autoroutes ; aéroports), le stationnement … et même le secteur régalien  (construction de prisons).  

     

    Comment s’explique un tel mouvement qui semble ne pas devoir s’arrêter ? Victoire de l’idéologie néo-libérale déterminée à réduire au minimum le rôle de l’Etat ? Moyens de faire des économies immédiates (réduction du nombre de fonctionnaires, investissements confiés au privé) à l’heure des déficits publics ? Souci de performance et d’efficacité que n’aurait pas les services publics et ses agents ?

     

    Quelles en sont les conséquences ? Les « services publics » sont-ils concrètement mieux assurés par le « privé » et toujours accessibles à tous ? L’usager, devenu souvent le client, y trouve-t-il son compte, y compris financièrement ? Si l’Etat et les divers pouvoirs publics locaux n’ont jamais tout fait par eux-mêmes- et c’est tant mieux-, est-il  toutefois pensable et souhaitable qu’ils soient réduits à définir des règles et en contrôler l’application ? N’y-a-t-il pas des domaines où ils doivent demeurer des acteurs directs pour des raisons stratégiques ou des impératifs de cohésion sociale ?  Isabelle Jarjaille qui s’ intéresse depuis des années à toutes ces questions nous aidera à y répondre.

     

    Mardi 9 octobre 2018 à 20 h 30 

     

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers, Juvisy-sur-Orge

     

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60

     

    Entrée libre, Blog :http://old.eklablog.com

     


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    ASSOCIATION « OUVRIR LE DÉBAT », CONFÉRENCE-DÉBAT 

    Vincent Grimault, Journaliste   à « Alternatives économiques »

     

    LE REVENU UNIVERSEL, Idée farfelue ou d’avant-garde ? 

     

    L’idée de verser à tous sans contreparties ni conditions de ressources  un revenu qui de ce fait  peut donc être vraiment  qualifié d’  « universel » a occupé ces derniers temps une place centrale lors de la campagne de la dernière élection présidentielle et suscité de vives controverses. Benoît Hamon, candidat malheureux de 2017, s’en est fait l’ardent promoteur durant sa campagne. Cette idée ancienne qui ressurgit compte des partisans et adversaires aussi bien à droite qu’à gauche. Ceux qui sont pour,  mettent en avant le ralentissement de la croissance sur le long terme et la raréfaction de l’emploi de qualité qu’accentuera la robotisation en marche. Devant ce constat , il faudra bien que tous aient les moyens de vivre. Ceux qui sont contre, considèrent que la fin du travail n’est pas pour demain, que le revenu universel représente un coût insupportable et qu’il existe d’autres voies pour lutter contre la pauvreté.  Ce débat entre les pour et les contre a l’immense mérite de nous obliger à nous poser des questions fondamentales. S’agit-il d’une idée farfelue ou d’une idée d’avant-garde ? Y-a-t-il déjà des expériences ici ou là dont nous pourrions tirer des enseignements ?

     

    Mercredi  11 avril 2018 à 20 h 30

     

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers), Juvisy-sur-Orge 

     

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60                                                              Entrée libre

     

    Blog : http://old.eklablog.com


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