• « THÉORIE DU RUISSELLEMENT »…OU PAS, les inégalités profitent-elles à tous ? 

    Très à la mode dans les années Reagan (1981-1989) aux USA et les années Thatcher (1979-1990) en Grande Bretagne, la « théorie du ruissellement » ( « trickel down » en anglais) est de retour dans les médias et  dans les joutes politiques. Si certains rappellent qu’une telle théorie économique n’a jamais existé, d’autres estiment  qu’elle  inspire, malgré des dénégations répétées des intéressés, le Gouvernement actuel.  Quoi qu’il en soit, l’idée court que l’enrichissement des plus riches contribuent à l’amélioration de la situation des plus pauvres et plus modestes : les baisses d'impôts qui leur sont consenties ( suppression ou réduction de l’ISF, taxation forfaitaire à la baisse des revenus du capital…) seraient profitables à l’investissement, à la relance de la consommation…et donc à la croissance… et donc à l’emploi…et donc à tous ? Merveilleux donnant-donnant ! Qu’en est-il réellement ? Que nous apprend l’histoire ? Des études récentes , notamment celle de Thomas Piketty dans son ouvrage de référence « Le capital au XXI° siècle » font état du développement quasi constant des inégalités à travers le monde comme en France même si c’est à une moindre échelle . Des rapports récents dont celui de l’OCDE « Tous concernés : pourquoi moins d’inégalités bénéficient à tous »  vont dans le même sens et remettent en cause « la théorie du trickle down ». Selon la même OCDE, les inégalités ne sont pas seulement dommageables à la cohésion sociale ; elles nuisent à la croissance : leur augmentation entre 1985 et 2005 aurait coûté  en moyenne près de 4,7 points de croissance cumulée dans les pays avancés. Qui a raison ? qui a tort ?  que faire ?  Frédéric Farah, économiste, introduira notre réflexion commune.

    Conférencier : 

    Frédéric Farah, économiste, enseignant à Paris 1, chercheur affilié au laboratoire PHARE (Pensée, Histoire et Analyse des Représentations Économiques), co-auteur de « Introduction inquiète à la Macron-économie » ( Les Petits matins, 2016)

     

    Mardi 6 novembre 2018 à 20 h 30

    Salle Pidoux de la Maduère , 64 Grande Rue piétonne (près de la Poste)

    91260 Juvisy-sur-Orge 

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60  

     Entrée  libre


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  • SERVICES PUBLICS, GESTION ET FINANCEMENT :Le recours au privé…jusqu’où ? à quel prix ?

    Eau potable, ordures ménagères, transports urbains…depuis des années en de nombreux lieux, des collectivités locales ne gèrent plus directement ces services publics mais les délèguent à des entreprises privées. Mais ces dernières années, ce mouvement de « privatisation » aux multiples formes (délégation de service public, partenariat public- privé, privatisation au sens strict…) s’étend et séduit l’Etat lui-même. Le nombre de secteurs touchés s’accroît :  dans la santé ( l’hôpital francilien de Corbeil-Evry),  les transports (gestion des autoroutes ; aéroports), le stationnement … et même le secteur régalien  (construction de prisons).  

     

    Comment s’explique un tel mouvement qui semble ne pas devoir s’arrêter ? Victoire de l’idéologie néo-libérale déterminée à réduire au minimum le rôle de l’Etat ? Moyens de faire des économies immédiates (réduction du nombre de fonctionnaires, investissements confiés au privé) à l’heure des déficits publics ? Souci de performance et d’efficacité que n’aurait pas les services publics et ses agents ?

     

    Quelles en sont les conséquences ? Les « services publics » sont-ils concrètement mieux assurés par le « privé » et toujours accessibles à tous ? L’usager, devenu souvent le client, y trouve-t-il son compte, y compris financièrement ? Si l’Etat et les divers pouvoirs publics locaux n’ont jamais tout fait par eux-mêmes- et c’est tant mieux-, est-il  toutefois pensable et souhaitable qu’ils soient réduits à définir des règles et en contrôler l’application ? N’y-a-t-il pas des domaines où ils doivent demeurer des acteurs directs pour des raisons stratégiques ou des impératifs de cohésion sociale ?  Isabelle Jarjaille qui s’ intéresse depuis des années à toutes ces questions nous aidera à y répondre.

     

    Mardi 9 octobre 2018 à 20 h 30 

     

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers, Juvisy-sur-Orge

     

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60

     

    Entrée libre, Blog :http://old.eklablog.com

     


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    ASSOCIATION « OUVRIR LE DÉBAT » : CONFÉRENCE-DÉBAT du 15 mai 2018 en lien  avec l’AJAR (Association Juvisienne pour l ‘Accueil des demandeurs d’asile et des Réfugiés) 

     

    avec CLAIRE RODIER, Juriste, Directrice du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Co-fondatrice  du réseau euro-africain Migreurop, auteur de « Migrants et réfugiés. Réponse aux indécis, aux inquiets et aux réticents » (La Découverte)

     

       MENACES SUR LE DROIT D’ASILE ? Les enjeux du projet de loi « Asile et immigration »

     

    La Convention de Genève (1951)  constitue le document clef dans la définition du réfugié, de ses droits et des obligations légales  des États  l’ayant ratifiée, dont la France  . Par réfugié, on entend : « Toute personne qui…craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve  hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne peut se réclamer de la protection de ce pays… » .

     

    Née dans un contexte précis, celui de l’après-guerre , cette définition n’est-elle pas devenue trop restrictive ?  Reste-t-elle adaptée à la situation actuelle ? Peut-on  continuer à faire  une distinction  entre les candidats légitimes à l’asile et les « faux réfugiés » que seraient les « migrants économiques »  ?

     

    Quoi qu’il en soit, face à la demande croissante de « protection et d’accueil » sur laquelle circulent parfois des chiffres fantaisistes et volontiers alarmistes,  quelle est la politique de  l’Europe ? Quelle est la politique de la France ? Pour la septième fois en vingt ans,  la France  se prépare à nouveau à adopter une  loi « Asile et immigration » que ses promoteurs présentent comme conciliant « efficacité et humanité ». Mais ce projet de loi fait débat et suscite des oppositions vives de tous bords : certains y voient la poursuite d’une politique laxiste ; d’autres, et pas des moindres, expriment de fortes inquiétudes, d’aucuns  y voient même un « enterrement » de la Convention de Genève.

     

    Qu’en est-il ? Y-a-t-il des raisons de s’alarmer ? Le droit d’asile est-il menacé  en France et en Europe?                    

     

    Mardi 15 mai 2018 à 20 h 30, Salle Pidoux de la Maduère, 64 Grande Rue piétonne (près de la Poste), 91260 Juvisy-sur-Orge  

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog : http://old.eklablog.  Entrée libre 

     


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  • SUGGESTIONS DE LECTURE

     

    Après le débat du 17 octobre 2017 

     «  Judaïsme, christianisme, islam . Représentations, places et rôles des femmes»

     

     

    Quelques numéros du Monde des Religions :

     

    -Adam et Ève. Le couple mythique qui bouleversa l’humanité    n° 86  novembre-décembre 2017

    -Ces femmes qui bousculent les religions                                           n° 84  juillet-août 2017

    -Une histoire du voile. De la Grèce antique à nos jours                   n° 79  septembre-octobre 2017

    -Les femmes dans l’islam                                                                        n°71  mai-juin 2015

    -Et si Dieu était une femme ?                                                                 n° 60  juillet-août 2013

     

    Vient de paraître : un livre de dialogue remarquable entre une rabbin et un islamologue !

     

    Delphine Horvilleur- Rachid Benzine  «  Des mille et une façons d’être juif ou musulman » Seuil 2017

     

     


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