• GILLES DOWEK, Professeur à l’École Normale Supérieure Paris-Saclay, chercheur à l’Inria (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique), auteur de « Le temps des algorithmes » ( Le Pommier,  2018 interviendra sur le thème :  

    Les algorithmes sont partout. Ils fascinent. Ils inquiètent…

    Si par « algorithme » nous entendons « un procédé qui permet de résoudre un problème sans avoir besoin d’inventer une solution à chaque fois », nous utilisons des algorithmes depuis longtemps tous les jours sans le savoir. Mais aujourd’hui on a changé d’échelle . Les algorithmes d’une puissance sans précédent, grâce au développement  des ordinateurs, sont  en mesure d’opérer à la vitesse de la lumière des opérations et des  calculs dont nous sommes incapables, à partir de gigantesques masses de données accumulées (les « big data »). Ils  interviennent dans toutes les activités humaines, les plus concrètes comme les plus intellectuelles. Ils sont partout. Ils transforment les sciences, les techniques, l’industrie, la société…la vie quotidienne. Ils bouleversent les manières de penser, les notions de travail, de propriété, de gouvernement, de vie privée…voire d’humanité. Face à ces innovations, nous oscillons entre la fascination et l’inquiétude. Certains mêmes considèrent le règne des algorithmes comme la source de tous nos maux  et s’interrogent entre autres sur l’avenir de la liberté et des libertés. Au temps des algorithmes, la liberté de choisir est-elle encore possible ?

    Gilles Dowek est pour sa part convaincu qu’une meilleure connaissance de ce que sont et ne sont pas , de ce que peuvent et ne peuvent pas les algorithmes peut dissiper les fantasmes et faire tomber les angoisses. « Ces inventions rendent possibles le monde meilleur auquel nous aspirons, comme le monde cauchemardesque que nous redoutons », écrit-il.

    Mardi 11 décembre 2018 à 20 h 30

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers), Juvisy-sur-Orge

    Entrée libre 


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  • Vous trouverez ci-après le programme du Festival des Solidarités et de la célébration des 30 ans du jumelage de Juvisy avec Tillabéri

    Invitation de Juvisy Tillaberi

     

    Invitation de Juvisy Tillaberi


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  • Pour cette année scolaire 2018/2019, le comité ATTAC Val D’Orge vous propose un ensemble de Soirées-débats et de films afin de réfléchir sur les enjeux du monde d'aujourd'hui et de demain.

    Télécharger « Plaquette ATTAC 2018-2019-3[64276].pdf »


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  • Frédéric FarahFrédéric Farah est professeur de sciences économiques et sociales, chercheur affilié au Laboratoire PHARE de la Sorbonne (Paris I) et chargé de cours à Paris Sorbonne Nouvelle. Il est l'auteur avec Thomas Porcher de "TAFTA: l'accord du plus fort", et de "l'introduction inquiète à la Macron-économie" et auteur  d'"Europe la grande liquidation démocratique".


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  • « THÉORIE DU RUISSELLEMENT »…OU PAS, les inégalités profitent-elles à tous ? 

    Très à la mode dans les années Reagan (1981-1989) aux USA et les années Thatcher (1979-1990) en Grande Bretagne, la « théorie du ruissellement » ( « trickel down » en anglais) est de retour dans les médias et  dans les joutes politiques. Si certains rappellent qu’une telle théorie économique n’a jamais existé, d’autres estiment  qu’elle  inspire, malgré des dénégations répétées des intéressés, le Gouvernement actuel.  Quoi qu’il en soit, l’idée court que l’enrichissement des plus riches contribuent à l’amélioration de la situation des plus pauvres et plus modestes : les baisses d'impôts qui leur sont consenties ( suppression ou réduction de l’ISF, taxation forfaitaire à la baisse des revenus du capital…) seraient profitables à l’investissement, à la relance de la consommation…et donc à la croissance… et donc à l’emploi…et donc à tous ? Merveilleux donnant-donnant ! Qu’en est-il réellement ? Que nous apprend l’histoire ? Des études récentes , notamment celle de Thomas Piketty dans son ouvrage de référence « Le capital au XXI° siècle » font état du développement quasi constant des inégalités à travers le monde comme en France même si c’est à une moindre échelle . Des rapports récents dont celui de l’OCDE « Tous concernés : pourquoi moins d’inégalités bénéficient à tous »  vont dans le même sens et remettent en cause « la théorie du trickle down ». Selon la même OCDE, les inégalités ne sont pas seulement dommageables à la cohésion sociale ; elles nuisent à la croissance : leur augmentation entre 1985 et 2005 aurait coûté  en moyenne près de 4,7 points de croissance cumulée dans les pays avancés. Qui a raison ? qui a tort ?  que faire ?  Frédéric Farah, économiste, introduira notre réflexion commune.

    Conférencier : 

    Frédéric Farah, économiste, enseignant à Paris 1, chercheur affilié au laboratoire PHARE (Pensée, Histoire et Analyse des Représentations Économiques), co-auteur de « Introduction inquiète à la Macron-économie » ( Les Petits matins, 2016)

     

    Mardi 6 novembre 2018 à 20 h 30

    Salle Pidoux de la Maduère , 64 Grande Rue piétonne (près de la Poste)

    91260 Juvisy-sur-Orge 

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60  

     Entrée  libre


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