• ( source : site de l’ehess  : http://iris.ehess.fr/index.php?3470) 

    Julie PagisJulie Pagis est chercheuse en sociologie politique au CNRS. Ses recherches s’inscrivent dans deux principaux domaines : les trajectoires militantes et les sciences sociales de l’enfance. Fondée sur une longue enquête par questionnaires et par récits de vie menée auprès de 170 familles de « soixante-huitards ordinaires », sa thèse, soutenue en 2009 et publiée en 2014, portait sur les conséquences biographiques du militantisme en Mai 68. En articulant approches quantitative et qualitative, l’enquête déconstruit le lieu commun d’une unique « Génération 68 » et met en évidence une pluralité d’« unités de génération de 68 » diversement marquées par la participation à Mai 68. Cette réflexion sur les effets socialisateurs de l’événement est étendue à la génération (familiale) des enfants de soixante-huitards, abordant alors la question de la transmission familiale d’héritages politiques. Julie Pagis a poursuivi ses recherches sur les conséquences biographiques du militantisme dans les « années 68 » dans le cadre du projet ANR SOMBRERO (Sociologie du militantisme, biographies, réseaux, organisations), dirigé par O. Fillieule et dont elle est responsable, depuis 2013, de l’équipe lilloise. 


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  •    ASSOCIATION « OUVRIR LE DÉBAT » CONFÉRENCE-DÉBAT 

    Julie PAGIS

    Sociologue, chargée de recherche au CNRS,

     auteure  de «  Mai 68, un pavé dans leur histoire » (Presses de Sciences Po). 

     

    MAI 68 : Héritages controversés

    50 ans après , faut-il une fois de plus parler de Mai 68 ? Qui peut encore s’intéresser à cette période déjà lointaine sinon, avec une éventuelle nostalgie de leur jeunesse, ceux qui avaient vingt ans en 68, les baby-boomers, aujourd’hui parents et même grands-parents d’enfants et de petits-enfants pour qui cette année 68 et son célèbre mois n’évoque rien ? Pourquoi aller jusqu’à commémorer 68 officiellement  comme l’a décidé le Président de la République  actuel qui n’a pas connu cette époque, tandis qu’un de ses prédécesseurs voulait voici peu encore « liquider » l’héritage ? Commémorer mais commémorer quoi ?

    Cinquante ans après comme à chaque décennie anniversaire, Mai 68 et ses suites fait toujours l’objet de controverses. Au-delà des quelques slogans célèbres auxquels ces évènements complexes de mai ne peuvent être réduits (« Il est interdit d’interdire ! », « Jouir sans entraves »…), qu’en était-il, qu’en est-il exactement ? Dans quel contexte international et national surviennent-ils ? Quels en sont les acteurs ? Quelles en sont les idées-force ? Que nous révèlent les parcours ultérieurs des principaux leaders ? Peut-on légitimement parler d’une « génération 68 » au singulier ? En quoi la société française en a-t-elle été marquée durablement sur les plans social et sociétal, politique et culturel…pour le meilleur pour certains et pour le pire  pour d’autres ?

    A ces questions parmi d’autres, Julie Pagis, sociologue, auteure en 2014 de 

    «  Mai 68, un pavé dans leur histoire »  apportera son éclairage.  

     

     Jeudi 18 janvier  2018 à 20 h 30

    Salle Pidoux de la Maduère, 64 Grande Rue piétonne (près de la Poste), 91260 Juvisy-sur-Orge

     Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog : http://old.eklablog.

     

     

    Entrée libre 


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  •  

    Myriam Benraad , Chercheuse au CERI-Sciences-Po, spécialiste de l’Irak et du monde arabe, auteure de « L’ Irak, la revanche de l’histoire », «  L’État islamique pris aux mots » , interviendra le 20 décembre à 20h30 sur le thème : 

    Conflits du Moyen-Orient, Clés et repères pour mieux comprendre. 

     

    On a peut-être encore  en mémoire la phrase célèbre de Charles De Gaulle :  « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples ». Pas évident que bien des années plus tard,   la simplicité soit au rendez-vous. Pour tenter de voir plus clair dans cet imbroglio où même les spécialistes sont à la peine, la situation d’aujourd’hui doit être resituée dans le temps long de l’histoire. Il est  évidemment  impossible de faire silence sur les conséquences du partage des décombres de l’Empire ottoman par les « vainqueurs » de la Guerre de 14-18,  Britanniques et  Français au premier rang; pas plus qu’on ne peut faire l’impasse sur les conséquences de la création de l’État d’Israël à la fin de la guerre de 39-45.

     

    Quelles sont donc aujourd’hui au Moyen-Orient  les forces en jeu, les lignes de fractures, qui parfois  se superposent et s’enchevêtrent : ethniques, religieuses,  économiques , géographiques… et qui constituent  le terreau sur lequel Daech est né. Comment se font et se défont les alliances régionales  et quel rôle jouent les puissances  étrangères ? Y-a-t-il des voies possibles pour sortir de ce que d’aucuns appellent « une géopolitique du chaos » ? En une soirée, Myriam Benraad, malgré sa grande connaissance de cette région du monde, n’épuisera pas le sujet mais nous fournira sans nul doute quelques clés et repères précieux  pour mieux  comprendre.

     

    Mercredi 20  décembre   2017 à 20 h 30 

    Salle Pidoux de la Maduère 

    64 Grande Rue piétonne (près de la Poste)

    91260 Juvisy-sur-Orge

     

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog : http://old.eklablog.

    Entrée libre


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  • Laurence de Cock  Professeure agrégée d’histoire-géographie en lycée dans la région parisienne elle s'investit à partir du milieu des années 2000 dans les débats concernant l'enseignement de l'histoire dans le secondaire en soutenant le « Premier appel » des Indigènes de la République.Elle est membre du bureau du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH), fondés par les historiens Gérard Noiriel et Nicolas Offenstadt.  En 2011, elle cofonde, avec Emmanuelle Picard, Patricia Legris et Suzanne Citron, le site internet « Aggiornamento Histoire-géo » consacré aux « réflexions et propositions pour un renouvellement de l'enseignement de l'histoire et de la géographie du Primaire à l'Université ».

    À partir du début des années 2010, elle commence à publier des articles sur l'enseignement de l'histoire en France tout en travaillant à une thèse de doctorat en sciences de l'éducation, intitulée Le fait colonial à l’école : genèse et scolarisation d’un objet de débat public, scientifique et mémoriel (des années 1980 à 2015), essai de socio-histoire du curriculum, qu'elle soutient en 2016 à l'université Lumière-Lyon-II sous la direction de Françoise Lantheaume. Ses recherches portent sur l'enseignement de l'histoire et l'articulation entre l'universalisme républicain et la diversité culturelle.

    Dans le même temps, elle participe à la rédaction de plusieurs manuels chez Nathan et ouvrages destinés aux bacheliers, et est chargée de cours en didactique de l'histoire et pédagogie depuis 2005 à l'université Paris-Diderot.

    Elle participe à une chronique avec l'historienne Mathilde Larrère sur Mediapart, intitulée « les détricoteuses ».  

    (source Wikipédia)

    Son blog sur Mediapart : https://blogs.mediapart.fr/laurence-de-cock/blog

     


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  • QUELLE HISTOIRE ENSEIGNER ?

    Conférencière : Laurence DE COCK

    Historienne, professeure d’histoire-géographie en lycée, chargée de cours à l’université Paris-Diderot, membre du collectif «  Aggiornamento histoire-géographie »,  co-auteure  de « La fabrique scolaire de l’histoire »  et «  Paniques identitaires ». 

    La connaissance du passé de son pays est utile à tous et  à tous les âges.  L’enseignement de son histoire aux jeunes générations  est un impératif. Qui le conteste ?  Mais au-delà de ce consensus de bon sens,  les désaccords  surgissent.  Depuis quelques décennies, les débats se font passionnés. Pourquoi et comment apprendre l’histoire ? Et surtout quelle histoire ?  Dans la mesure où il faut faire des choix, qui les fait ( les politiques ? les historiens de métier… )? sur quels  critères  se fonder pour faire  le partage entre ce dont on parle et ce sur quoi on se tait? Valorise-t-on ce qui tourne à notre avantage  et passe-t-on sous silence ce dont rétrospectivement nous  sommes peu fiers ? Se limite-t-on à un regard franco-français ou  s’ouvre-t-on à « une histoire mondiale de la France » ? Toutes les composantes d’une société française diverse et plurielle y trouvent-elles leur place ? L’enseignement de l’histoire  dans ses contenus et dans ses méthodes doit-il être modulé  en fonction des âges? etc. Voilà quelques questions non limitatives qui seront abordées avec Laurence De Cock, historienne au cœur de la réflexion sur l’enseignement de l’histoire en France  aujourd’hui. Au passage, nous n’éviterons pas d’évoquer les vrais ou faux débats, bien ou mal posés sur « l’identité  de la France », les polémiques récentes   sur « le roman national » versus « récit national ».   

     

     

    Mardi 21 novembre   2017 à 20 h 30 

    Salle Pidoux de la Maduère

    64 Grande Rue piétonne (près de la Poste)

    91260 Juvisy-sur-Orge

     

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog : http://old.eklablog.

     

     

    Entrée libre 


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