• Lors de la mise en ligne de l'information concernant la prochaine conférence  de Philippe Blanchet la date mentionnée dans le titre de l'article (24 mai ) ne correspondait pas à celle figurant dans le corps de l'article (23 mai) . L'erreur a été rectifiée.

    Merci à ceux qui auraient consulté le blog entre 15h30 et 18h50 de noter que c'est bien le 23 mai qu'il faut retenir

    Bien noter aussi le lieu : la péniche Alternat


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  • Philippe BLANCHET, Professeur de sociolinguistique à l’Université de Rennes 2, auteur de « Les mots piégés de la politique », interviendra sur le thème : 

    LES MOTS… ARMES  POLITIQUES – ARMES DES POLITIQUES

    Le pouvoir est aussi une question de langue, de discours et de vocabulaire. Le langage et tout spécialement le langage politique, crée un  « monde »,  façonne la société et impose un cadre dans lequel nous pensons, débattons, agissons.  . Les publicitaires l’ont compris depuis longtemps, Paris-Match en avait fait son slogan : « Le choc des mots, la force des photos » ; les politiques aujourd’hui sous dépendance de leurs communicants et spin-doctors de tout poil  en usent et en abusent. Nous assistons à une véritable guerre  des mots, relayée à longueur de journées par les medias et spécialement les chaînes d’infos continues, où les mots choisis  sont des armes:  qui gagne la guerre des mots gagne la guerre idéologique et parvient à « l’hégémonie » ( E. Gramsci) . Un petit recensement de termes  tant répétés qu’ils deviennent des évidences du genre « éléments de langage » : « assistanat », « mérite », « performance », « charges sociales », « assimilation », « classes moyennes », « transparence »,   « islamisme », « la  République » «  laïcité », « flexibilité », « compétitivité »,« frontières »,« souveraineté »,« ancien monde », « communautarisme », « égalitarisme », « pragmatisme » et beaucoup d’autres mots en « isme » d’ailleurs…Le Rassemblement  National  et d’autres avec lui sont  devenus maîtres dans l’art de la triangulation reprenant les mots des autres en les détournant et subvertissant. Il est donc utile de décrypter, décoder et démasquer les manipulateurs et mystificateurs, plus nombreux que l’on croie. Devant tous ces abus et détournements de langage, il est bon de rappeler encore une fois la célèbre phrase d’Albert Camus : «  Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur du monde ». Philippe Blanchet, sociolinguiste, nous expliquera pourquoi et comment pour changer de société, il faut aussi contester les mots.

     

    Jeudi 23 mai 2019 à 20 h 30

    Péniche Alternat, 4, Quai Jean-Pierre Timbaud ( 200 m. en aval du pont sur la Seine , face au parking) -Juvisy-sur-Orge

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93                                                       

    Entrée libre 

    Blog : http://old.eklablog.com


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  • ASSOCIATION  « OUVRIR LE DÉBAT »

     

    Assemblée générale « programmatique » 

    Mardi 14 mai 2019 à 20h30

    Salle des Travées – rue du Dr. Vinot

    Près de la caserne des pompiers

    91260 Juvisy-sur-Orge

    Un seul point à l’ordre du jour : au cours d’un brainstorming collectif, chacun est invité à proposer les thématiques qu’il souhaiterait qu’ «  Ouvrir le débat » aborde au cours de la saison 2019-2020. Le programme des 8 rencontres de la prochaine année est établi à partir de ces propositions.

    Tous les adhérents d’ « Ouvrir le débat » et habitués sont les bienvenus. Ceux qui seraient empêchés peuvent apporter leur contribution sur le blog.

    tél : 06 72 84 60 93       blog : http://old.eklablog.com


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  • Isabelle JarjaillePour en savoir plus , son site : http://www.isabellejarjaille.fr/


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  • 1.- Tu ne t’engageras point dans une association, ni n’en créeras une dans le but de parvenir, de conquérir le pouvoir en son sein, ou de t’en servir comme marche-pied en vue de le conquérir ailleurs ; mais dans celui de servir, de promouvoir la solidarité et la cohésion sociale, de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, d’enrichir le débat public et la compréhension qu’ont les décideurs et l’opinion de l’intérêt général. 

    2.- Tu ne t’engageras point dans une association, ni n’en créeras une pour défendre des privilèges, ou des droits acquis que ne justifient plus les mérites de ceux auxquels ils ont été reconnus ; tu n’en créeras pas davantage en vue de cultiver, entre pairs, des satisfactions autarciques ; ni pour alimenter, à l’encontre de quelque personne ou groupe que ce soit, la vindicte publique.

    3.- Tu ne feras jamais en sorte, ni ne toléreras, qu’une association dont tu es membre  aliène son indépendance en prêtant hommage à un homme politique, serait-il issu de ses rangs ; à un parti, partagerait-il l’essentiel de ses convictions et de ses buts ; à une collectivité publique, lui fournirait-elle l’essentiel de ses ressources ; tu ne mépriseras, ni ne dénonceras,  en revanche, par principe, pas plus que tu ne leur manifesteras un excès de révérence, les élus et les fonctionnaires. 

    4.- Tu ne porteras jamais la parole, à l’occasion d’une assemblée générale, d’un conseil d’administration, d’un bureau d’association, autrement que selon tes propres convictions, librement formées, et refuseras que quiconque, homme ou faction, au sein de l’association ou de l’extérieur, te dicte ta position, ou ton vote.

    5.- Tu ne rédigeras point les statuts d’une association, ni ne toléreras qu’ils soient rédigés de façon obscure, ou dans le but de faire obstacle à l’exercice par les adhérents, les donateurs privés, ou les bailleurs de fonds publics, de leur droit de contrôle de l’activité de l’association, et de l’emploi des fonds qu’elle manie ; tu ne feras pas davantage obstacle ou ne toléreras qu’il soit fait obstacle, par quelque procédé que ce soit, à l’exercice de ce droit. 

    6.- Tu ne tiendras aucune association, quelque part que tu aies prise à sa création, à sa prospérité, ou à ce qu’elle conquière une audience, pour ta chose ou celle d’un groupe constitué autour de toi ; tu ne requerras ou n’accepteras jamais, pour l’activité que tu déploies ou les frais que tu exposes, d’indemnisation indue ou excessive ; tu ne chercheras jamais à te pérenniser dans les mandats qui t’ont été confiés. 

    7.- Quelque but que poursuive l’association dont tu es membre ou que tu animes, tu n’imposeras pas aux collaborateurs salariés auxquels elle fait appel, au nom d’un engagement militant qu’ils ne sont tenus de partager que dans certaines limites, des sujétions hors de proportions avec leur statut ; tu exigeras, en revanche, d’eux, comme de toi et de tes pairs, une disponibilité sans faille à l’égard des usagers dont l’association s’est donnée pour but de satisfaire les besoins.

    8.- Tu veilleras à ne point nourrir, à l’égard des groupements dont l’objet social est parent de celui des associations dont tu es membre, une animosité qui fasse tort aux causes que vous défendez en commun, serait-ce sur des fondements philosophiques et selon des procédés différents. 

    9.- Tu ne tenteras point de faire obstacle, par quelque procédé que ce soit, quand bien même les associations dont tu es membre pourraient en redouter la concurrence, à la naissance ou au développement d’autres associations capables de satisfaire des besoins que tu ne peux satisfaire, ou de mobiliser des énergies que tu ne peux mobiliser.

    10.- Tu ne maintiendras pas artificiellement en vie une association dont l’objet social a cessé d’être pertinent, ou dont les forces se sont épuisées ; tu t’interdiras de solliciter dans ce but la générosité privée ou les concours publics.

     

    Document proposé par Jean-Michel Belorgey en prolongement de sa conférence à Juvisy le 2 avril 2019 pour Ouvrir le Débat.


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