• Management :  « action de conduire, de diriger, d’entraîner…le mot recouvre l’ensemble des techniques de gestion et d’organisation d’une affaire, d’une entreprise ». Si l’on en croit cette définition du Dictionnaire historique de la langue française, il s’agit d’une chose bien banale et l’on ferait du management depuis toujours  sans vraiment le savoir. Il n’en est rien. Le management - le « new management » - qui façonne les cohortes de  jeunes étudiants fréquentant Ecoles de gestion, Ecoles de commerce qui fleurissent et mêmes les Instituts d’études politiques,  remonte à quelques dizaines d’années. Après avoir conquis le secteur privé, ( dans les années 80, le MEDEF parle de « révolution managériale ») , il a été importé dans le secteur public où l’idée de  « gérer l’Etat comme une entreprise » gagne du terrain.  Le moment est sans doute venu de s’interroger : dans quel contexte surgit cette nouvelle approche dans la manière de « conduire », autrement dit  « manager », les entreprises et les administrations ?  quelles en sont les principales caractéristiques ? Quel bilan positif et négatif peut-on dresser , car  ce management qui multiplie les « injonctions paradoxales » fait  effectivement des dégâts ( stress, compétition permanente,  burn-out…voire suicides, bore-out…)?  Mais surtout, quelles  conceptions de l’homme et  de la société sont en cause ? Quels types d’hommes et de société  se trouvent  ainsi renforcés ? A la longue,  ce « nouveau management » est-il « soutenable » ? Fabienne Hanique, sociologue clinicienne du travail, nous apportera ses éclairages.

                                                     Mercredi  16 décembre  2015 à 20 h 30

    Salle Les Travées rue du Dr Vinot (près Caserne des pompiers ) Juvisy-sur-Orge

     

     


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  • LA GANGRENE DE LA CORRUPTION : l’ampleur du mal, ses causes, les moyens pour lutter

     Spontanément quand nous parlons de corruption, nous pensons Afrique, Russie… et nous  nous considérons à part Or cette gangrène ronge à des degrés divers  les pays du Nord comme les autres, notamment la France. L’indice de perception de corruption élaboré par Transparency international situe récemment  la France au 26° rang sur 177 pays et au 15° en Europe. Pas glorieux donc ! Ces pratiques sont sans doute à l’origine de la défiance qui s’instaure entre le « peuple » et les « élites » , à l’origine d’un certain « populisme » sans oublier que s’il y  a des corrupteurs, il y a aussi des corrompus . Flotte dans l’air un certain  « esprit de corruption ». Ne constate-t-on pas assez paradoxalement  que des électeurs  reconduisent au pouvoir des hommes et des femmes « pris la main dans le sac » !   Il y a donc lieu de faire l’inventaire des formes actuelles de corruption, d’en déterminer les causes  dans le secteur public comme dans le secteur privé . On n’oubliera pas  d’examiner les outils de lutte contre la corruption adoptés ces derniers années ( loi pour prévenir les conflits d’intérêt, régulation des lobbies…), les initiatives  d’ ONG… leur pertinence et leur  efficacité… et d’évoquer, au-delà des bons sentiments, les mesures radicales à prendre pour éradiquer, autant que faire se peut, cette gangrène mortelle. Eric Alt  nous y aidera : sa déjà longue expérience  de magistrat, son engagement au sein de l’association Anticor créée en 2002, en font un observateur et un acteur privilégié.  

    Jeudi 5 novembre 2015 à 20 h 30

    Salle Pidoux de la Maduère , Grande rue piétonne (près de la Poste), Juvisy-sur-Orge

     

     

    Une participante nous a communiqué le compte rendu ci -joint téléchargeable

    Télécharger « Compte rendu de la conférence.odt »


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  • Jean Baptiste de Foucauld, Inspecteur général  des Finances honoraire, ancien Commissaire au Plan, fondateur de « Nouvelles solidarités face au chômage », Président de Démocratie et Spiritualité, coordinateur du Pacte civique, auteur de « L’abondance frugale, pour une nouvelle solidarité » (O.Jacob) interviendra pour la première conférence du cycle 2015/2016 proposé par Ouvrir le Débat

    Le thème en sera : 

    La grande oubliée : la fraternité

     Il n’ a  sans doute jamais été aisé de « vivre ensemble », du fait des inévitables et légitimes  différences, du fait des non moins inévitables et souvent non moins légitimes  conflits. Il reste que notre société semble aujourd’hui dangereusement se fracturer  et partir en morceaux. La  « mondialisation » sans précédent que nous vivons ou subissons y est peut-être pour quelque chose : en tout cas,  les individus et les groupes se replient sur eux-mêmes ; les « communautarismes » de tout poil se développent ; on fait sécession…Sauve qui peut ! devient la consigne. « Les Français ne s’aiment pas », entend-on parfois ! L’envie et, surtout,  la volonté de vraiment « vivre ensemble » semblent s’émousser. On cohabite sans plus et  sans chaleur…

    il est donc  urgent de revaloriser parmi  les trois valeurs portées par la devise de la République, celle qui en est le cœur, la troisième, la « Fraternité », la grande oubliée !  Sans elle,  la « Liberté » et l’ « Egalité » légitimement revendiquées restent des valeurs froides d’une société souvent  dure et glaciale. Certains craignent le flou et le sentimentalisme de la fraternité. Dans son « plaidoyer pour la fraternité », Jean-Baptiste de Foucault- tout son parcours en est l’illustration- montrera au contraire  pourquoi et  comment la fraternité, en opposition à « la dérive individualiste et utilitariste qui menace nos sociétés », peut être concrètement et efficacement  vraiment « opérationnelle »,  au cœur d’un véritable  projet de société où l’ éducation tient une place centrale. 

    Mercredi 7 octobre 2015 à 20 h 30

    Salle Pidoux de la Maduère 

    Grande rue pietonne (près de la Poste)

    Juvisy-sur-Orge

     

     

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog :http://old.eklablog. 


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  • CAMILLE PEUGNY , Sociologue, enseignant-chercheur, maître de conférences  à l’Université Paris 8, auteur de « Le déclassement » ( Grasset), « Le destin au berceau- Inégalités et reproduction sociale » (Seuil), interviendra le mardi 19 mai sur le thème ;  

    LE FOURRE-TOUT DES « CLASSES MOYENNES » En réalité, qui sont-elles ?

    « Le grand massacre des classes moyennes », «  Les classes moyennes à la dérive », « Le matraquage des classes moyennes »… gros titre de journaux, titre de livre, ouverture de JT se succèdent …Les « classes moyennes » sont aujourd’hui en France très présentes dans les débats et  les discours politiques et médiatiques …  Il n’est pas un seul responsable politique qui ne veuille les défendre, les protéger…parfois même les « utiliser ». Certaines enquêtes laissent entendre que jusqu’à  66% des Français se déclarent spontanément comme y appartenant. Cette expression, tantôt au singulier tantôt au pluriel,  semble aller de soi et comprise de tous… mais  est-ce si clair ?  Quand est-elle apparue  et pourquoi ? Qui en fait partie, en fonction de quels critères ( catégories socioprofessionnelles, revenus, auto-désignation…) ? La construction d’un ensemble aussi large, rassemblant des situations aussi diverses et contrastées- on a parlé de « la moyennisation » de la société – nous aide-t-elle à comprendre ce qui se passe  ou contribue-t-elle à masquer la permanence des « classes sociales », voire la permanence de « la lutte des classes » ? Une telle globalisation prend-elle vraiment en compte celles et ceux qui  sont réellement frappés par les processus de « déclassement » ?...Autant de questions dont débattra avec nous Camille Peugny, auteur de deux ouvrages remarqués : « Le déclassement » ( 2009), « Le destin au berceau » ( 2013)

                                                   

     Mardi 19 mai 2015 à 20 h30

    « LES TRAVEES »

                           Rue du Docteur Vinot  (près de la caserne des Pompiers) 91260 Juvisy-sur-Orge

                             Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog :http://old.eklablog.

     


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  • Conférence de Pierre Conesa, agrégé d’histoire, ENA, maître de conférences à Sciences-Po Paris, ancien haut fonctionnaire du Ministère de la Défense, auteur de «  La fabrication de l’ennemi » (2011) et du «  Guide du paradis » (2004)

    LA FABRICATION DE L’ENNEMI  Pourquoi ? Comment ?

    Au premier abord, l’intitulé de ce débat reprenant le titre d’un livre récent de Pierre Conesa peut paraître un brin provocateur. De fait sans nier que parfois  « la belligérance trouve ses racines dans des réalités » et  qu’il soit nécessaire à certaines heures de combattre avec tous les moyens adaptés y compris militaires, Pierre Conesa qui n’a rien d’un pacifiste naïf,  part du postulat que « l’ennemi est une construction », qu’il résulte, autrement dit, d’une « fabrication ». Mais alors à quels besoins collectifs une telle fabrication répond-elle ? Quelle est son utilité ? Quels services rend-elle ? Et qui fabrique l’ennemi ? Pour quels intérêts ? Comment procède-t-on ?...Au niveau international, l’histoire récente offre abondamment les matériaux pour vérifier l’hypothèse avancée. L’actualité présente (conflit ukrainien, terrorismes aux multiples visages…), la thématique en vogue sur «  Le choc des civilisations » permet de vérifier la pertinence ou non de l’analyse. Au niveau national, il se pourrait bien que se fassent jour les mêmes besoins de se créer des « ennemis de l’intérieur ». Un tel constat  pourrait conduire au fatalisme… Reste toutefois une note d’espoir car «  si l’ennemi est une construction, il doit être possible de le déconstruire ». Finalement peut-on vivre sans ennem? Si oui, Pierre Conesa nous précisera comment… 

     

    Jeudi 16 avril 2015 à 20 h 30 : ESPACE JEAN LURCAT

    Place du Maréchal Leclerc (près de la Poste) , Juvisy-sur-Orge


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