• Le conférencier : Dominique ROUSSEAU, Professeur de droit  constitutionnel à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, co-directeur de l’Ecole de droit  de la Sorbonne, auteur de «  Radicaliser la démocratie. Propositions pour une refondation » (Seuil. 2015)

     

    La conférence : La crise globale que nous traversons aux plans économique, social, culturel… n’est-elle pas tout autant une crise de la démocratie et de ses institutions ? En  témoignent entre autres une abstention croissante , quoique variable, aux différentes élections, la défiance à l’égard des élus,  le sentiment largement  répandu que nous ne sommes ni écoutés ni entendus, que les vraies décisions se prennent  en dehors de nous…Des volontés de réagir s’expriment ici ou là, avec plus ou moins de succès,  en Europe, tels  Podemos en Espagne, à une moindre échelle « Nuit debout » en France…ainsi qu’à travers de multiples initiatives locales moins médiatiques. Quoi qu’il en soit, nous assistons à une crise de la « représentation » qui  voit croitre les distances entre les gouvernés et les gouvernants, les gens « d’en haut » et les « gens d’en bas », le  « peuple » et les élites »… Comment alors  faire de la politique autrement ? Pour dépasser le stade velléitaire et sortir des demi-mesures bricolées, Il y a urgence à agir avant qu’il ne soit trop tard. C’est la conviction  de Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel, qui dans un livre récent « Radicaliser la démocratie. Propositions pour une refondation » lance l’idée de « démocratie continue ». Il nous en expliquera les raisons, la nature… et les modalités de  mise en oeuvre. 

     

    Mercredi  22 février   2017 à 20 h 30 

    Salle Pidoux de la Maduère, 64 Grande Rue piétonne (près de la Poste), 91260 Juvisy-sur-Orge

     

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog : http://old.eklablog. 

    Entrée libre

     


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  • Annulée en raison d'une indisponibilité de l'intervenant cette conférence devrait être reprogrammée à une date ultérieure

     

    ASSOCIATION « OUVRIR LE DÉBAT »

    CONFÉRENCE-DÉBAT en partenariat avec le festival de cinéma « IL PARAÎT QU’EUX »

    Pascal Blanchard

    Historien,  Laboratoire Communication et politique CNRS ( Irisso), spécialiste du « fait colonial » auteur de « Vers la guerre des identités ? » ( 2016) 

    LE TEMPS DES COLONIES : Un passé qui ne passe pas ?  

    Peut-on oser dire en 2017 : « Le temps des colonies, un passé qui ne passe pas » » comme on a  écrit en 1994 de la période vichyssoise : « Vichy, un passé qui ne passe pas » ? La mémoire des peuples est longue. Sans succomber à la repentance et à l’auto-flagellation permanentes, la  France  peut-elle oublier qu’elle fut  à la tête d’un immense Empire colonial et qu’il y eut des colonisateurs et des colonisés ? Peut-elle oublier qu’elle domina en Algérie de 1830 à 1962 et qu’il y eut de 1954 à 1962, non seulement des « évènements » mais « la guerre d’Algérie »  et des milliers de morts de part et d’autre ? Quoi qu’on dise, cette histoire a laissé des traces aujourd’hui, y compris dans la mémoire  de ceux qui n’ont jamais été ni colons ni colonisés mais dont les descendants, une, deux, trois …générations plus tard   se retrouvent à vivre ensemble en France. Comment ceux qui se considèrent comme français de longue date regardent-ils les « nouveaux venus »,   maghrébins ,  subsahariens ,   asiatiques … et réciproquement ? Les « difficultés à vivre » d’aujourd’hui peuvent-elles réactiver le passé et expliquer la création de  mouvements tels « Les indigènes de la République », « Les indivisibles »…dont certains dénoncent ce qu’ils considèrent être des outrances ? Les « études post-coloniales »  s’intéressent à l’étude des effets du passé colonial sur le présent. Elles sont souvent critiquées et accusées de « rejouer » aujourd’hui les conflits coloniaux d’hier. Comment  faire pour assumer aujourd’hui un passé qui a été ce qu’il a été ?

    Pascal Blanchard, historien, spécialiste du « fait colonial » et de l’histoire des immigrations en France, nous apportera sa contribution.

     Mercredi  18 janvier  2017 à 20 h 30 

    Salle Pidoux de la Maduère ,64 Grande Rue piétonne (près de la Poste) 91260 Juvisy-sur-Orge 

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog : http://old.eklablog.

     

    Entrée libre 


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  • La liberté d’expression, corollaire naturel de la liberté de conscience et de  pensée, est un acquis qu’on espère  irréversible et l’un des droits de l’homme dont s’honorent toutes les démocraties dignes de ce nom. Introduite en France  dès 1789 par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ,  elle revient à la une du débat public suite aux événements dramatiques survenus en 2015, tout spécialement ceux du  7 janvier 2015  qui ont frappé Charlie Hebdo.  Quel est son contenu ? Quelle est sa portée ? Jusqu’où peut-elle aller ? Ai-je le droit de dire tout ce que je veux  comme ce serait  le cas, dit-on à tort ou à raison,  aux USA? Sur n’importe quoi ? sur n’importe qui ? n’importe  quand ? n’importe où ? Peut-il y avoir des abus de la liberté d’expression ? Que dit la grande loi républicaine du 29 juillet 1881 plusieurs fois modifiée sur la liberté de la presse  mais toujours en vigueur? Y-a-t-il des limites légitimes à la liberté d’expression, notamment  à l’heure où les nouveaux medias, internet et les réseaux sociaux, formidable caisse de résonnance, démultiplient les possibilités d’expression à une échelle et une vitesse jamais atteintes ? Comment éviter les effets pervers de ce qui pourrait passer pour un retour de la censure ?

     

    Géraldine Muhlmann, co-auteure d’un indispensable petit livre sur « La liberté d’expression »  aux éditions Dalloz  paru en 2015  nous aidera à y voir plus clair.

    Mercredi  7 décembre   2016 à 20 h 30

    Salle Pidoux de la Maduère64 Grande Rue piétonne (près de la Poste), Juvisy-sur-Orge

     Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog : http://old.eklablog.

     

     

    Entrée libre 


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  • ASSOCIATION « OUVRIR LE DÉBAT »

    CONFÉRENCE-DÉBAT

    THOMAS  GUÉNOLÉ

    Politologue, enseignant à Sciences-Po ,  auteur de «  Les jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ? » (Bord de l’eau, 2015),

    POUR UN AUTRE REGARD

     SUR LES « JEUNES DE BANLIEUE » .

    Au-delà des clichés.

    Ne pas obtenir de rendez-vous d’embauche pour  une adresse  dans un « quartier sensible » ou  pour un nom à consonance étrangère…Ce n’est ni une invention, ni une exception  mais un cas parmi tant d’autres dans une  longue liste, de l’effet  des préjugés, des caricatures, voire  des fantasmes associés communément aux « jeunes de banlieue ». A un point tel qu’on pourrait parler d’une « balianophobie » fortement nourrie par des medias qui se font l’écho de tout ce qui va mal et se taisent trop souvent  sur ce qui va bien. La généralisation est devenue  une habitude :  les « jeunes de banlieue » sont ceci, sont cela…et notamment  en majorité délinquants ou graines de délinquants. Localement, on peut vérifier combien ces représentations sont solidement installées quand on entend ce qui se dit, quand on lit ce qui s’écrit sur Grigny et la cité de  « La Grande borne », Corbeil et la cité  « Les Tarterêts »…et  sur d’autres lieux. Sans nier les problèmes et des comportements effectivement  condamnables qu’il faudrait prendre le temps d’analyser, il reste que sur plus d’un million de jeunes résidant en  banlieue, 98% ne sont ni délinquants ni dans des bandes. Un autre regard est possible. Un autre regard est nécessaire. Thomas Guénolé, auteur de « Les jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ? » devrait nous y aider et peut-être nous en convaincre.

    Mercredi  16 novembre   2016 à 20 h 30 

    Salle Pidoux de la Maduère

    64 Grande Rue piétonne (près de la Poste)

    91260 Juvisy-sur-Orge

     

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog : http://old.eklablog.

     

     

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    ASSOCIATION « OUVRIR LE DÉBAT »

    CONFÉRENCE-DÉBAT

    Roger-François GAUTHIER

    Professeur à l’Université Paris5-René Descartes, inspecteur général (IGAENR), membre du Conseil supérieur des programmes, auteur de QUE DOIT-ON APPRENDRE A L’ECOLE, Savoirs scolaires et politique éducative (DUNOD) et  co-auteur de Savoirs scolaires et politique éducative (note pour Terra Nova)

     

    QUE DOIT-ON APPRENDRE A L’ECOLE ?

    Une affaire de citoyens à débattre sereinement

     

    Chacun connaît le sujet, puisque chacun a été élève ! Oui mais …  les enquêtes internationales le démontrent : le niveau moyen des performances scolaires des élèves français est médiocre et n’évolue pas favorablement. Les inégalités sociales de réussite scolaire sont importantes et ne se réduisent pas. Face à cela, on ne sait pas trop s'il faut toujours mettre des moyens en plus, aider certains élèves par des dispositifs appropriés ou réfléchir plus activement à la question des savoirs scolaires.  Le débat autour de la réforme du collège a bien mis en évidence les blocages de la réflexion sur la question des programmes et le risque d'éparpillement des controverses.  Comment encourager la responsabilité des acteurs et déjouer quelques préjugés ? Et  au delà, à l'heure des mondialisations, du numérique, des dialogues de cultures, ou des théories complotistes, comment réfléchir à ce que l'école enseigne? C’est ce à quoi voudraient contribuer cette conférence et ce débat en ce début d’année scolaire. 

     

    Mercredi  12 octobre  2016 à 20 h 30 

    Salle Pidoux de la Maduère

    64 Grande Rue piétonne (près de la Poste)

    91260 Juvisy-sur-Orge

     

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93  blog : http://old.eklablog.

     

     

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