• Isabelle JARJAILLE, Journaliste indépendante ( Médiacités, Ouest-France, la Gazette des communes…), auteur de « Services publics délégués au privé : à qui profite le deal ? » (éd. Yves Michel, 2018) interviendra sur le thème : 

    SERVICES PUBLICS, GESTION ET FINANCEMENT. Le recours au privé…jusqu’où ? à quel prix ?

    Eau potable, ordures ménagères, transports urbains…depuis des années en de nombreux lieux, des collectivités locales ne gèrent plus directement ces services publics mais les délèguent à des entreprises privées. Mais ces dernières années, ce mouvement de « privatisation » aux multiples formes (délégation de service public, partenariat public- privé, privatisation au sens strict…) s’étend et séduit l’Etat lui-même. Le nombre de secteurs touchés s’accroît :  dans la santé ( l’hôpital francilien de Corbeil-Evry),  les transports (gestion des autoroutes ; aéroports), le stationnement … et même le secteur régalien  (construction de prisons).  

    Comment s’explique un tel mouvement qui semble ne pas devoir s’arrêter ? Victoire de l’idéologie néo-libérale déterminée à réduire au minimum le rôle de l’Etat ? Moyens de faire des économies immédiates (réduction du nombre de fonctionnaires, investissements confiés au privé) à l’heure des déficits publics ? Souci de performance et d’efficacité que n’aurait pas les services publics et ses agents ?

    Quelles en sont les conséquences ? Les « services publics » sont-ils concrètement mieux assurés par le « privé » et toujours accessibles à tous ? L’usager, devenu souvent le client, y trouve-t-il son compte, y compris financièrement ? Si l’Etat et les divers pouvoirs publics locaux n’ont jamais tout fait par eux-mêmes- et c’est tant mieux-, est-il  toutefois pensable et souhaitable qu’ils soient réduits à définir des règles et en contrôler l’application ? N’y-a-t-il pas des domaines où ils doivent demeurer des acteurs directs pour des raisons stratégiques ou des impératifs de cohésion sociale ?  Isabelle Jarjaille qui s’ intéresse depuis des années à toutes ces questions nous aidera à y répondre.

    Mardi 16 avril 2019 à 20 h 30

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers), Juvisy-sur-Orge

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93, Blog :http://old.eklablog.com

    Entrée libre

    N'hésitez pas à utiliser la partie "commentaires" sous cet article pour poser des questions : elles seront transmises à l'intervenante


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  • Jean-Michel Belorgey, Conseiller d’État honoraire, auteur de « Cent ans de vie associative » (Presses de Sciences Po), interviendra sur le thème :

    "LES ASSOCIATIONS au cœur   de la vie collective." 

    Imagine-t-on un instant la France sans associations ? En 1960, on en compte  450000 , aujourd’hui   1, 4 million  . Ces centaines de milliers d’associations loi 1901 se différencient par  la taille ; ont recours en des proportions diverses au bénévolat  (entre 14 et 16 millions de bénévoles), au salariat ( 1,8 millions d’emplois salariés) ; oeuvrent au quotidien dans de multiples domaines ( l’éducation, la culture populaire, les sports, l’entraide, la solidarité , l’humanitaire,  l’action sanitaire et sociale, la défense des libertés, le patrimoine, l’environnement…), certaines relevant de l’ESS ( l’Économie Sociale et Solidaire définie par la loi du 31 juillet 2014).  Essentielles à la vie du pays et de chacune de nos villes, elles ont une véritable utilité sociale et contribuent au plus près du terrain à l’animation démocratique de la cité. Mais que deviendront les associations à but non lucratif  à l’heure du « tout marché », de l’emprise du management obsédé par l’évaluation et la rentabilité, de la pratique en expansion des procédures d’appels d’offres et de  mise en concurrence,  d’une tendance à la professionnalisation aux dépens parfois de l’esprit militant,  d’un  retrait des pouvoirs publics plus avares de financements… ? Comment les associations doivent-elles évoluer, tout en préservant leurs spécificités, pour continuer d’animer et renouveler  la  vie collective ? Comment L’État et les collectivités locales peuvent-ils les soutenir sans les annexer ?  Jean-Michel Belorgey, conseiller d’État honoraire, ancien député, considéré comme le père du RMI,  qui connait de l’intérieur les arcanes de l’État et le monde associatif  nous  livrera son point de vue. 

    Mardi 2 avril  2019 à 20 h 30

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers), Juvisy-sur-Orge

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93                                      

    Blog : http://old.eklablog.com                                                                     

    Entrée libre


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  • GILLES DOWEK, Professeur à l’École Normale Supérieure Paris-Saclay, chercheur à l’Inria (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique), auteur de « Le temps des algorithmes » ( Le Pommier,  2018 interviendra sur le thème :  

    Les algorithmes sont partout. Ils fascinent. Ils inquiètent…

    Si par « algorithme » nous entendons « un procédé qui permet de résoudre un problème sans avoir besoin d’inventer une solution à chaque fois », nous utilisons des algorithmes depuis longtemps tous les jours sans le savoir. Mais aujourd’hui on a changé d’échelle . Les algorithmes d’une puissance sans précédent, grâce au développement  des ordinateurs, sont  en mesure d’opérer à la vitesse de la lumière des opérations et des  calculs dont nous sommes incapables, à partir de gigantesques masses de données accumulées (les « big data »). Ils  interviennent dans toutes les activités humaines, les plus concrètes comme les plus intellectuelles. Ils sont partout. Ils transforment les sciences, les techniques, l’industrie, la société…la vie quotidienne. Ils bouleversent les manières de penser, les notions de travail, de propriété, de gouvernement, de vie privée…voire d’humanité. Face à ces innovations, nous oscillons entre la fascination et l’inquiétude. Certains mêmes considèrent le règne des algorithmes comme la source de tous nos maux  et s’interrogent entre autres sur l’avenir de la liberté et des libertés. Au temps des algorithmes, la liberté de choisir est-elle encore possible ?

    Gilles Dowek est pour sa part convaincu qu’une meilleure connaissance de ce que sont et ne sont pas , de ce que peuvent et ne peuvent pas les algorithmes peut dissiper les fantasmes et faire tomber les angoisses. « Ces inventions rendent possibles le monde meilleur auquel nous aspirons, comme le monde cauchemardesque que nous redoutons », écrit-il.

    Mardi 11 décembre 2018 à 20 h 30

    Salle des Travées, Rue du Dr.Vinot (près de la caserne des pompiers), Juvisy-sur-Orge

    Entrée libre 


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  • « THÉORIE DU RUISSELLEMENT »…OU PAS, les inégalités profitent-elles à tous ? 

    Très à la mode dans les années Reagan (1981-1989) aux USA et les années Thatcher (1979-1990) en Grande Bretagne, la « théorie du ruissellement » ( « trickel down » en anglais) est de retour dans les médias et  dans les joutes politiques. Si certains rappellent qu’une telle théorie économique n’a jamais existé, d’autres estiment  qu’elle  inspire, malgré des dénégations répétées des intéressés, le Gouvernement actuel.  Quoi qu’il en soit, l’idée court que l’enrichissement des plus riches contribuent à l’amélioration de la situation des plus pauvres et plus modestes : les baisses d'impôts qui leur sont consenties ( suppression ou réduction de l’ISF, taxation forfaitaire à la baisse des revenus du capital…) seraient profitables à l’investissement, à la relance de la consommation…et donc à la croissance… et donc à l’emploi…et donc à tous ? Merveilleux donnant-donnant ! Qu’en est-il réellement ? Que nous apprend l’histoire ? Des études récentes , notamment celle de Thomas Piketty dans son ouvrage de référence « Le capital au XXI° siècle » font état du développement quasi constant des inégalités à travers le monde comme en France même si c’est à une moindre échelle . Des rapports récents dont celui de l’OCDE « Tous concernés : pourquoi moins d’inégalités bénéficient à tous »  vont dans le même sens et remettent en cause « la théorie du trickle down ». Selon la même OCDE, les inégalités ne sont pas seulement dommageables à la cohésion sociale ; elles nuisent à la croissance : leur augmentation entre 1985 et 2005 aurait coûté  en moyenne près de 4,7 points de croissance cumulée dans les pays avancés. Qui a raison ? qui a tort ?  que faire ?  Frédéric Farah, économiste, introduira notre réflexion commune.

    Conférencier : 

    Frédéric Farah, économiste, enseignant à Paris 1, chercheur affilié au laboratoire PHARE (Pensée, Histoire et Analyse des Représentations Économiques), co-auteur de « Introduction inquiète à la Macron-économie » ( Les Petits matins, 2016)

     

    Mardi 6 novembre 2018 à 20 h 30

    Salle Pidoux de la Maduère , 64 Grande Rue piétonne (près de la Poste)

    91260 Juvisy-sur-Orge 

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60  

     Entrée  libre


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