• L' assemblée générale du 11 avril 2012

            Aux adhérents et sympathisants 

    Objet : Assemblée générale du mercredi 11 avril 2012

      

    Madame, Monsieur,

     

    Vous participez régulièrement ou  occasionnellement  aux  débats proposés par notre association. Les initiatives d’ « Ouvrir le débat » vous intéressent. 

    Merci de noter dès maintenant  que notre prochaine ASSEMBLEE GÉNÉRALE   aura lieu :

    Mercredi 11 avril 2012 à 20h30

    Centre administratif-Salle du Conseil municipal- 6 rue  Piver- Juvisy-syr-Orge

    sur  l’ordre du jour suivant :

    - rapport d’activités 2011

    - rapport financier 2011

    - projets 2012-2013 

    - renouvellement du Conseil d’administration

     

    L’essentiel de notre  temps sera consacré à une « grande foire aux idées » qui permettra  d’élaborer et d’imaginer, sur le moyen terme et au minimum pour la saison 2012-2013 à venir , un programme diversifié et cohérent. Vous pouvez dès maintenant rassembler vos idées et en faire part avant même l’Assemblée générale par courrier, par courriel ou ci dessous en proposant un commentaire à cet article dans la fenêtre prévue . 

           Si vous n’avez pas encore renouvelé votre adhésion ou si vous n’avez pas encore adhéré,

           vous pouvez le faire

    -      soit dès maintenant à l’aide du bulletin ci-joint ;

    -      soit sur place le jour même de notre assemblée génér

      

    Nous comptons sur votre présence. En cas d’impossibilité, n’oubliez pas de retourner le « bon pour pouvoir » à l’adresse indiquée ci-dessous.

      

    Bien  cordialement 

    Le Président : Paul Grolleau


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  • Commentaires

    1
    Mardi 13 Mars 2012 à 18:45

     


    Une idée d’intervenant possible : Pierre Rosanvallon, La société des égaux, Seuil, 2011, 428 p.,


     


    Note de lecture Bertrand Hériard  Avril 2012


    Pierre Rosanvallon part d’un fait social majeur de notre temps. « Aux États-Unis, les 10 % des revenus les plus élevés se partageaient près de 50 % du total des revenus à la veille de la crise de 1929, pourcentage qui s’était stabilisé en dessous de 35 % du début des années 1950 au début des années 1980 » (p. 14). Mais qui est remonté à 50 % en 2010. De même, « 1 % des Français les plus riches qui accaparaient 53 % du patrimoine total en 1913 n’en détenaient que 20 % en 1984 » (p. 14) et 24 % aujourd’hui. Comment un tel changement de cap est-il possible sans un consentement à l’inégalité? S’appuyant sur les travaux de Michel Forsé et Olivier Galland [1], Pierre Rosanvallon propose d’appeler « paradoxe de Bossuet [2] » une situation où 90 % des personnes interrogées considèrent nécessaire de réduire l’écart des revenus et 85 % les jugent acceptables lorsqu’elles rémunèrent des mérites individuels. Paradoxe épistémologique, les Français condamnant des situations globales mais tolérant des comportements personnels. Paradoxe qui révèle surtout une impuissance morale et politique. Pour Pierre Rosanvallon, cette « crise de l’égalité (…) fait vaciller les bases mêmes du commun [3] » (p. 18). C’est pourquoi le livre tente de refonder l’idée d’égalité, dans une double perspective historique et théorique.


    L’historien commence par décrire l’invention de l’égalité en France et aux États-Unis. En France, le rejet du racisme nobiliaire, plus que l’héritage du christianisme, fournit les bases d’une révolution intellectuelle et rend secondes les différences sociales dans une vision pré-capitaliste de l’économie. Aux États-Unis, la condition dans laquelle sont tenus les colons et les premiers immigrants finit par accoucher d’une république de gens modestes et animés par un libéralisme optimiste.


    Mais la première mondialisation fait apparaître ce que l’historien appelle « les pathologies de l’égalité ». Le retour de « l’esclavage » dans les manufactures anglaises, la question du « travail lié » [4] en Amérique et l’exclusion des prolétaires en France scellent l’émergence d’une société divisée. En Europe de l’Ouest, l’idéologie libérale va tenter de naturaliser ces inégalités en stigmatisant les comportements ouvriers et en défendant une inégalité nécessaire au régime industriel. Et, paradoxalement, en Europe de l’Est aussi, le communisme a paradoxalement encouragé une individualisation, une distinction et une similarité au nom d’une égalité abstraite qui, finalement, prend le pas sur le politique, l’économique et le psychologique. Aux États-Unis, après la guerre de Sécession, le racisme devient légal et ordinaire dans les États du Sud. Ces systèmes cherchent à résoudre leurs tensions en encourageant un protectionnisme qui va stimuler le colonialisme et la xénophobie. Les deux guerres mondiales révèlent le paroxysme de cette identité négative.


    Pourtant, au tournant du siècle, les inégalités sont réduites de façon spectaculaire en quelques décennies. Presque tous les grands pays adoptent tour à tour l’impôt progressif sur le revenu. La société assurantielle s’impose à partir de l’Allemagne de Bismarck jusqu’à la France de 1928. Parallèlement, les syndicats deviennent partout reconnus comme des acteurs légitimes et nécessaires de la vie économique. C’est surtout la Première Guerre mondiale qui enracine la révolution de la redistribution en procédant « à une sorte de nationalisation des existences » (p. 252). Une socialisation de la responsabilité permet de penser la pauvreté comme le résultat d’un dysfonctionnement social. Le lendemain de la Seconde Guerre mondiale consolidera l’État social redistribut


    Pourquoi assiste-t-on aujourd’hui à un grand retournement? L’évidement progressif des institutions de la solidarité est parallèle à un processus de délégitimation de cette valeur. Le capitalisme de masse se mue en capitalisme global qui encourage la compétition généralisée. Le libéralisme théorise l’égalité radicale des chances, laquelle, en fin de compte sacre un individu absolu vendant ses capacités dans un monde cependant de plus en plus hiérarchisé.


    Cette grande fresque historique permet au philosophe politique d’asseoir une première ébauche de La société des égaux. Après avoir décrit comment les principes de similarité, d’indépendance et de citoyenneté correspondaient à trois façons de concevoir l’égalité au XIXe siècle, Pierre Rosanvallon les réinterprète aujourd’hui sous une forme relationnelle. Si l’autonomie était pensée comme une variable de position, statique dans son essence, l’aspiration à la singularité ne peut prendre forme que dans la relation à autrui. L’éthique et la politique qu’il propose se fondent sur le concept de « capabilité » repris de la philosophe Martha Nussbaum et de l’économiste Amartya Sen. Pour dépasser l’égoïsme de l’homo œconomicus, l’historien réintroduit la réciprocité comme égalité d’implication. Pour enrichir l’idée de citoyenneté, pensée comme un ensemble de droits, il définit la « communalité » comme une forme sociale qui permet de lutter contre toute forme de sécession et de séparatisme social. Enfin, pour articuler ces trois notions, Rosanvallon revisite la philia d’Aristote, suggérant la règle suivante : « Le rapport d’égalité n’est pas rompu tant que l’écart des ressources entre les amis n’est pas de nature à entamer la forme de communalité, de similarité et de réciprocité qui les lie » (p. 401). Mais le livre se conclut sur une question redoutable : « Pourquoi une société des égaux et pas un monde des égaux? » (p. 409). La « mondialisation de l’inégalité » [5], témoigne du fait que la solidarité d’humanité ne mobilise guère plus de 1 % du produit mondial alors que les formes de solidarité-citoyenneté représentent jusqu’à 50 % des ressources de chaque pays. D’où l’urgence de substituer l’exigence de communalité à une définition abstraite du lien d’humanité et au simple appel à la philanthropie.


    Ce livre ouvre un chantier pour repenser l’idée phare du socialisme : « J’ai plus que jamais été guidé par le souci de ne pas séparer le travail savant de l’inquiétude citoyenne, d’ouvrir l’horizon des possibles en clarifiant et en ordonnant le champ du pensable » (p. 22). Le travail savant est limpide. L’historien ordonne l’histoire des concepts par la philosophie politique, et cette dernière enracine ses problématiques grâce à une érudition exceptionnelle. Il reste que le travail de prospective est par définition fragile. La montée des inégalités rend le deuxième tome promis d’autant plus difficile à écrire que la situation politique et sociale s’avère instable.


    Le livre a pourtant le mérite d’ouvrir un débat de taille : comment faire du politique dans une société d’individus? Peut-on s’appuyer sur la quête de singularité pour repenser une responsabilité plus relationnelle? L’insistance sur la réciprocité vécue ne va-t-elle pas encourager les solidarités de proximité au détriment des solidarités instituées? La communalité de participation et d’intercompréhension suffit-elle à construire une citoyenneté? On regrettera que l’auteur ne revisite pas la tradition de la subsidiarité qui reconstruit le politique à partir de la proximité et qui fédère les efforts au fur et à mesure que les corps intermédiaires ne peuvent plus assumer leur responsabilité.


    Notes


    1 . Michel Forsé et Olivier Galland (dir.), Les Français face aux inégalités et la justice sociale, Armand Colin, 2011.


    2 . « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes » (Jacques-Bénigne Bossuet, Sermon).


    3 . « La citoyenneté politique progresse en même temps que régresse la citoyenneté sociale. Ce déchirement de la démocratie est le fait majeur de notre temps, porteur des plus terribles menaces. S’il devait se poursuivre, c’est en effet le régime démocratique lui-même qui pourrait à terme vaciller » (p. 11).


    4 . Au xviie et xviiie siècles, des capitaines de navire proposaient de payer le transport aux immigrants en échange d’une obligation de travailler gratuitement pendant une durée variant de cinq à sept ans (voir pp. 43-4


    5 . François Bourguignon, La mondialisation de l’inégalité, La République des idées/Seuil, 2011.


     


    Pour citer cette page


    Bertrand Hériard, « Note de lecture », Ceras - revue Projet n°327, Avril 2012. URL : http://www.ceras-projet.com/index.php?id=5668.

    2
    Vendredi 23 Mars 2012 à 16:31
    Un autre intervenant possible : Pierre Cahuc

     

    La fabrique de la défiance...et comment s'en sortir, par Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg
    Albin Michel, 2012, 180 p., 15 euros.

    Les deux premiers auteurs avaient déjà publié en 2007 un livre sur le sujet. Ils récidivent, mais à trois et en enrichissant leur réflexion et leurs analyses de nombreux apports nouveaux ou mis à jour. Il est intéressant de constater que nombre des travaux mentionnés n'ont rien de théorique, mais s'appuient sur des évaluations statistiques ou qualitatives menées de façon scientifique (les enquêtes Pisa sur l'école par exemple). Le constat est accablant : les Français se défient des institutions, des employeurs, des politiques, des syndicats, des riches, et des autres en général. A la source de cette défiance généralisée, selon les auteurs : l'école, qui privilégie les meilleurs au lieu de jouer la coopération, mais aussi des syndicats sur la défensive, une organisation du travail de type hiérarchique, des politiques qui cumulent les mandats et se jouent des conflits d'intérêts, etc. Bref, il ne s'agit pas de " mentalités ", mais d'institutions qui dysfonctionnent, induisant des comportements opportunistes générateurs de défiance. Changeons les institutions, et les comportements évolueront. La thèse, on l'a dit, est sérieusement étayée, et le livre assez convaincant. A condition toutefois d'accepter la chaîne des causalités que proposent les auteurs et, ce qu'ils ne font pas, de s'entendre sur le terme de " confiance ". Ainsi, difficile de croire que ce soit la défiance " qui empêche, pour l'instant, l'économie grecque de se redresser ", ou alors le terme est un mot-valise qui accepte bien des significations.



     

    3
    Jean-Pierre Nguyen
    Mardi 10 Avril 2012 à 18:53

    Le journaliste Pierre Daum a écrit deux livres dans la collection "archives du colonialisme" chez Actes Sud.


    Le premier livre intitulé "IMMIGRES DE FORCE" Les travailleurs indochinois en France (1939-1952) retrace après soixante-dix années de silence, une page enfouie de l'histoire coloniale française : le recours, pour travailler dans l'Hexagone, à une main d'oeuvre immigrée de force.


    Déjà, en 2006, le film "indigènes", de Rachid Bouchareb, avait révélé un aspect peu connu de l'utilisation des peuples colonisés lors de la seconde guerre mondiale. Or, à cette époque, la France n'avait pas seulement besoin de soldats, mais aussi d'ouvriers, afin de remplacer les français mobilisés.


    Pour les travaux les plus pénibles, comme ceux du maniement des poudres dans les usines d'armement, la France fit venir en 1939 vingt mille indochinois de sa lointaine colonie d'Extrême-Orient. Recrutés pour la plupart de force, débarqués à la prison des Baumettes à Marseille, ces hommes furent répartis à travers la France dans les entreprises relevant de la Défense Nationale. Bloqués en Métropole pendant toute la durée de l'occupation allemande, logés dans des camps à la discipline très sévère, ils furent loués, pendant plusieurs années, par l'Etat français à des sociétés publiques ou privées - on leur doit le riz de Camargue -, sans qu'aucun réel salaire ne leur soit versé.


    Ce scandale se prolongea bien après la Libération. Renvoyés vers le Vietnam au compte-gouttes à partir de 1946, ce n'est qu'en 1952 que les derniers de ces hommes purent enfin revoir leur patrie. Un millier fit le choix de rester en France.


    Après trois ans de recherches en archives et d'enquêtes, menée dans les banlieues de Paris et de Marseille, et jusqu'à Hanoi et aux villages les plus reculés du Vietnam, Pierre Daum a réussi à retrouver vingt-cinq des derniers acteurs encore vivants de cet épisode si peu "positif" de l'histoire coloniale française. C'est leurs récits qu'il nous restitue dans ce livre.


     


    Le deuxième livre intitulé " NI VALISE NI CERCUEIL" Les pieds-noirs restés en Algérie après l'indépendance retrace un fait méconnu de l'histoire franco-algérienne.


    Dans l'imaginaire collectif, la fin de la guerre d'Algérie et l'indépendance se sont traduites par l'exode d'un million de Rapatriés échappant de justesse aux exactions du FLN.


    Chiffres à l'appui, tirés de sources nombreuses et pertinentes, Pierre Daum nous livre une autre version, dérangeante mais bien plus réelle : deux cent mille Pieds-noirs ne sont pas partis après l'été 1962 et ont fait le pari de l'Algérie algérienne.


    Ceux-là, qui les connaît ? Depuis un demi-siècle, les seules voix audibles sont celles des Rapatriés de 1962. Et parmi eux, qui entend-on en général ? Les plus nostalgiques de l'Algérie française, ceux qui affirment qu'ils sont "tous partis", qu'ils n'avaient d'autres choix que " la valise ou le cercueil".


    De ceux qui sont restés, aucun ouvrage, aucun article, ou presque, n'a jamais parlé. Preuves vivantes qu'un autre choix était possible, ils ont toujours été, au mieux, ignorés des Pieds-noirs de France; au pire, considérés comme "traîtres" pour être restés vivre avec les "Arabes".


    Après trois années d'enquête en Algérie et en France, l'auteur a retrouvé ces hommes et ces femmes restés dans leur pays. Certains ont fini par partir cinq ans plus tard, ou dix, ou vingt..... Nombre d'entre eux y sont morts et reposent dans la terre où ils sont nés. Aujourd'hui, quelques centaines y vivent encore.


    Mêlant archives et témoignages inédits ô combien émouvants, ce livre permet de se plonger dans la vie de quinze témoins choisis pour la diversité de leurs origines et de leur parcours durant les cinquante années de l'Algérie indépendante.


    Des années exaltantes quoique difficile, dans un pays qui ne tint pas ses promesses de pluralisme et de démocratie. Un pays en butte au sous-développement, marqué par les blessures jamais cicatrisées de la colonisation.


    Après son premier livre - révélation sur les travailleurs indochinois de la Seconde Guerre mondiale ( immigrés de force Actes Sud 2009 ), unanimement salué par la critique, Pierre Daum nous propose une nouvelle enquête, passionnante et rigoureuse, sur un aspect inconnu du passé colonial de la France.


     


    Journaliste, Pierre Daum a collaboré au Monde, à l'Express et au Monde diplomatique, avant d'être correspondant de Libération en Autriche. De retour en France en 2003, il a été correspondant du même journal en Languedoc-Roussillon. En 2009, il a publié "immigrés de force".  Les travailleurs indochinois en France (1939-1952), qui révèle l'utilisation forcée dans les usines d'armement de métropole, mais aussi dans la culture du riz de Camargue, de vingt mille paysans vietnamiens. En parallèle à ses travaux de recherches sur le passé colonial de la France, il effectue régulièrement des grands reportages pour le Monde diplomatique.


     


                 


     


     

    4
    Grolleau Paul
    Vendredi 19 Avril 2013 à 08:45

    A celles et ceux qui ont participé mardi 16 avril au débat avec Denis Salas " Justice pour les mineurs-Actualité de l'ordonnance du 2 février 1945" et  qui voudraient se "mettre à jour" sur ce qu'est aujourd'hui la justice des enfants, je signale  de  Jean-Pierre Rosenczveig " La justice et les enfants" éditions Dalloz 300p.


    Ce livre, outre la notoriété de son auteur, président du tribunal pour enfants de Bobigny, a comme avantage de ne valoir que 3€ !!!

    5
    Grolleau Paul
    Mardi 11 Juin 2013 à 10:02

    En décembre 2011, nous avions reçu François Flahaut, venu débattre de la question "Où est passé le bien commun?", intitulé qui reprenait le titre d'un livre qu'il venait de faire paraître. Dans la revue ETUDES de juin 2013, il vient d'écrire un article de 10 pages très accessibles " Pour une conception renouvelée du bien commun" dans lequel il tente de définir ce qu'il entend par " bien commun", à ne pas confondre avec "l'intérêt général" surtout quand celui-ci se présente comme la sommes des "intérêts individuels".


    Partant du principe que "l'état de nature de l'homme, c'est l'état social", considérant  que "le fait d'être à plusieurs, de coexister précède l'existence de soi", il donne cette définition générale: " le bien commun est l'ensemble de ce qui soutient la coexistence et par conséquent l'être même des personnes" (p.777). Suivent des réflexions sur l'articulation entre  droits individuels et bien commun, bien commun, biens collectifs, biens marchands...Il conclut en livrant une citation de Goethe:


    "On parle toujours d'originalité, mais qu'entend-on par là? Dès que nous sommes nés , le monde commence à agir sur nous , et jusqu'à la fin, en tout! Nous ne pouvons nous attribuer que notre énergie, notre force, notre vouloir...Au fond , nous avons beau faire, nous sommes tous des êtres collectifs; ce que nous pouvons appeler notre propriété au sens strict, comme c'est peu de chose! Tous , nous recevons et nous apprenons, aussi bien de ceux qui étaient avant nous que de ceux qui sont avec nous...Au fond , c'est une folile de chercher à savoir si on possède quelque chose par soi-même ou par les autres" (Conversations avec Goethe recueillies par Ackerman, 17 février 1832)


    Je signale que le livre majeur de François Flahaut " Le sentiment d'exister"  vient de paraître en format poche.


    Bonne lecture


     


    Paul Grolleau

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