• François Michaud-Nérard

          LA MORT INVISIBLE, Place des morts dans la vie et la ville d’aujourd’hui

    En quelques années, la place de la mort et des morts dans la vie réelle, au niveau domestique comme au niveau social, a profondément évolué. Sauf exception, on ne meurt plus chez soi mais à l’hôpital ; les morts ne sont plus veillés chez eux mais déposer dans un funérarium parfois localisé au cœur d’une zone artisanale ou commerciale ; les morts sont souvent  cachés aux enfants qui devenus adultes attendront parfois le décès de leurs parents pour voir un mort en vrai ; les obsèques religieuses sont en baisse ; la crémation est en constante croissance…Bref, les morts prennent de moins en moins de temps et de moins en moins de place.

     

    Quelles conséquences ?- A une époque où on ne cesse de parler de la nécessité de « faire son deuil », il est important de réfléchir aux impacts psychologiques et sociaux de cette « disparition » de la mort et des morts, de la « déritualisation » de la mort…si l’on considère  que la mort fait partie de la vie. Face à cette situation nouvelle, le « politique », les pouvoirs publics, la collectivité et spécialement les collectivités locales peuvent-ils rester à l’écart, considérant le « domaine de la mort » comme  relevant de l’économie ordinaire , « laisser faire » les entreprises funéraires  qui tant bien que mal « bricolent » parfois des solutions de suppléance ? N’ont-ils pas des responsabilités nouvelles et des initiatives à prendre pour que les morts et leurs proches endeuillés soient traités avec toute la dignité qui s’impose ?

     


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