• Colette Bec : l'Etat Providence ébranlé le 5 février à 20h30

    Cœur de  l’Etat-Providence à la française, la Sécurité sociale née  en 1945   serait en crise. Quand  certains se mobilisent pour défendre et « sauver »  le  « modèle social » français et ses acquis, d’autres focalisés sur le « trou » de la Sécu , plaident pour  les réformes, la  flexibilité, pourfendent le « cancer de l’ assistanat », appellent à la responsabilité, réclament l’allègement des « charges sociales », dérégulent…Ce qui pouvait passer au temps des Trente Glorieuses, pensent-ils,  ne serait plus supportable à l’heure de la mondialisation,  du  chômage de masse, d’une vie toujours plus longue … Mais s’agit-il vraiment et uniquement  de cela ? Sans nier l’impact  de ces facteurs, ne s’agirait-il pas plus radicalement d’une crise de la démocratie à laquelle la protection sociale est consubstantielle selon la vision  des créateurs de la Sécu dans les années 40. Ils étaient  porteurs d’une vision globale d’une société de justice fondée sur la solidarité collective où l’Etat joue tout son rôle et où l’éducation à la solidarité prend toute sa place. Vision  que certains dès le départ n’ont jamais vraiment accepté et que  leurs  « héritiers »  s’emploient méthodiquement aujourd’hui  à déconstruire. En fin de compte,  la crise ne serait-elle pas  d’abord politique au sens fort du mot ? Le sort de la sécurité sociale peut-il échapper à la question politique préalable du « comment vivre ensemble » ?

     

    Colette Bec, auteur de « La sécurité sociale. Une institution de la démocratie », un livre dense et d’une grande  clarté dont le titre lui-même indique la direction,  nous apportera sa réponse. A débattre, naturellement !


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