• Une conférence de Jean-Michel Besnier sur le numérique  

    Philosophe, professeur à l’Université PARIS-Sorbonne (Paris IV)  et au Centre de recherche en épistémologie appliquée (CNRS-Ecole Polytechnique), auteur de « Demain les posthumains. Le futur a-t-il encore besoin de nous ? » (2009) et « L’homme simplifié. Le syndrome de la touche étoile » (2012).

    1946 : construction du premier calculateur électronique grand comme un appartement.

     1971 : miniaturisation et mise en vente du premier microprocesseur .

     Depuis : des « performances » en progression constante selon  la « Loi de Moore » pour laquelle  la complexité des semi-conducteurs double tous les ans à coût constant… et aujourd’hui, l’annonce pour demain par les « transhumanistes »  de l’avènement d’un « homme augmenté », d’un « homme posthumain »  équipé de nanomachines, bardé de prothèses intelligentes, doté  d’un exosquelette démultipliant sa puissance et sa résistance. Science-fiction ? Utopie ?

     C’est vrai ! Nous sommes  inséparables de notre portable, de notre smartphone ; nous ne savons plus lire une carte et nous nous  confions à notre GPS ; nous naviguons sur internet, sommes inscrits sur internet, tweetons  de manière plus ou moins  compulsive…Nous baignons dans le « virtuel », nous en sommes traversés . Bref , nous sommes à l’heure du « numérique » …Mais de là, à envisager la   « fin de l’homme » ou une « sortie de l’humain », il y a quand même un  pas . Quoique ?

     Sommes-nous bien conscients des changements réels que provoque le numérique  dans nos vies ? Quels nouveaux rapports à soi, aux autres, au temps, à l’espace, au corps, au savoir, à la vérité, à la liberté, aux valeurs, au bonheur, au monde,  à la mort…et à temps d’autres choses ? Quel homme et quelle société sont-ils en train de naître ? Faut-il laisser faire ? Faut-il résister ?

     C’est l’enjeu et le thème du débat introduit par Jean-Michel Besnier, philosophe, auteur de deux ouvrages remarqués : « Demain les posthumains. Le futur a-t-il encore besoin de nous ? » (2009) et « L’homme simplifié. Le syndrome de la touche étoile » (2012).

     


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  • Présentation sur le site du CNRS :

    Jean-Michel BESNIER

    Jean-Michel BESNIER


    Né en 1950, Jean-Michel Besnier est agrégé de philosophie et docteur en sciences politiques. Il est professeur de philosophie à l'université de Paris IV – Sorbonne (chaire de Philosophie des technologies d'information et de communication) et dirige le DESS " Conseil éditorial et gestion des connaissances numérisées " dans cette même université . Depuis 1989, il appartient au Centre de recherche en épistémologie appliquée (CREA), laboratoire du CNRS et de l'Ecole Polytechnique axé sur les sciences cognitives. Il est actuellement membre du Comité scientifique de la Cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette, du Comité d'experts scientifiques de l'ANVIE (Association nationale pour la valorisation interdisciplinaire de la recherche en sciences de l'homme et de la société auprès des entreprises), du COMEPRA (Comité d'éthique et de précaution de l'INRA), et du CSRT (Conseil supérieur de la recherche et de la technologie). Il est par ailleurs rédacteur-en-chef adjoint de la Revue Hermès (dirigée par Dominique Wolton) et chroniqueur au magazine Sciences et Avenir Hors-Série.

    Jean-Michel Besnier a été membre de la Commission " Sciences et sociétés " de l'UNESCO, de la commission " Littérature scientifique et technique " du Centre national du livre, membre du Conseil scientifique de la Cité des sciences et de l'industrie de la Villette (quand ? ), ila, de 1990 à 1997, créé et dirigé un cursus intitulé " Humanisme et Modernité " à l'Ecole Centrale de Paris de 1997 à 2000,dirigé le département de sciences humaines de l'Université de technologie de Compiègne.

    Il a créé et dirigé la collection " Sciences Cognitives " aux éditions La Découverte en 1990, puis la collection " Optiques Philosophie " aux éditions Hatier en 1995. Par ailleurs, il a appartenu au comité de rédaction de la revue Esprit de 1989 à 1996 et il a collaboré à L'Express pendant plusieurs années. De 1996 à 2000, il a de manière permanente collaboré aux émissions Le Banquet puis Philambule, diffusées sur France-Culture. Il a publié plus de 130 articles dans diverses revues, ainsi que de nombreux ouvrages.

      


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  •  Conférencier : PATRICK VASSORT , Maître de conférences à l’université de Caen, Auteur de «  L’homme superflu . Théorie politique de la crise en cours » (2012),  « Le sport contre la société » ( 2012)

     Les crises en cours, financière, économique, environnementale, sociale… qui, à l’heure de la mondialisation, saisissent l’ensemble de la planète,   selon des intensités et des modalités diverses, n’ont rien d’accidentel ou de conjoncturel. Apparues dans les années 70, elles sont profondes, interdépendantes, systémiques. Elles sont la conséquence  logique du capitalisme moderne  dominant  et de l’idéologie qui  le sous-tend, selon laquelle il va de soi  et  est  naturel que la compétition à outrance saisisse «  toute forme vécue, tout humain et tout évènement ». Au bout du bout, la finance et  l’économie qui ont mis la main sur la politique en viennent à oublier qu’elles n’ont de sens qu’au service de l’homme et de ses besoins ;  en poussant à l’extrême elles considèrent  qu’elles se porteraient mieux si l’homme pouvait être escamoté. A l’image des produits qu’il consomme, l’homme , « variable d’ajustement », devient périssable, jetable, frappé  d’« obsolescence » ; il devient  « superflu », il est «  de trop. » . Il s’agit donc  d’une   « crise majeure de civilisation » dont on ne se sortira pas par quelques réformettes ou mesures d’adaptation.

     Tel est le diagnostic grave et sans concession   dressé par Patrick Vassort  dans son livre « L’homme  superflu. Théorie politique de la crise en cours » qui se conclut par ces mots : «  Une telle crise ne peut se résoudre que de deux manières : par la destruction nécessaire et rapide d’un capitalisme irréductible à toute ‘humanisation’ ; par la consécration politique de la superfluité de l’homme à travers des formes inédites de totalitarisme ».  Propos pessimistes ? Propos excessifs ?... Dans tous les cas, matière à débat.

     JEUDI 20 MARS 2014  à 20 H 30

     ESPACE TOCQUEVILLE- Centre administratif, Parc de la mairie- 6 rue Piver, Juvisy-sur-Orge

     

     


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