•                                 (extrait du site de l'IRIS)

    Les recherches d’éric Fassin portent sur l’actualité des questions sexuelles et des questions raciales. L’enjeu de cette politisation, c’est la naturalisation des rapports sociaux qu’opèrent les discriminations, tant sexuelles que raciales – et sa critique, dans une logique de dénaturalisation. Ce travail sur les enjeux minoritaires conduit ainsi à une réflexion sur les normes majoritaires, et sur les transformations de leur statut comme de leur contenu. Il porte à la fois sur la politisation des questions sexuelles (et raciales) et, en retour, sur la sexualisation (et la racialisation) de la politique – avec par exemple les controverses autour du "mariage homosexuel" non moins que sur la parité, à propos des statistiques de la diversité autant que sur la participation des "minorités visibles" à la vie politique.

    Ses enquêtes portent en particulier sur des controverses (politiques et juridiques, intellectuelles et scientifiques, mais aussi religieuses) dans le domaine sexuel (pornographie, harcèlement) ou racial (question postcoloniale, identité nationale), ou les deux (voile, prostitution, violences sexuelles). Ces différends publics explicitent des normes sociales ordinairement implicites : la démarche adoptée privilégie donc une ethnographie de l’espace public éclairant l’ethnographie des pratiques quotidiennes. En effet, les discussions de l’espace public ne sont pas simplement le reflet différé des évolutions des normes ; l’espace public informe les acteurs sociaux et traverse les normes. La recherche concerne donc le processus de subjectivation dans les sociétés démocratiques.

    Ce travail prend pour point de départ les états-Unis et la France – et la comparaison franco-américaine. Toutefois, il engage également une analyse transnationale : la démocratie sexuelle est aujourd’hui prise dans la rhétorique du conflit des civilisations, opposant "eux" à "nous" en termes racialisés.

    Son blog sur médiapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/eric-fassin


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  •  Eric  Fassin interviendra sur le thème :

     LA DIFFERENCE DES SEXES , UNE CONSTRUCTION SOCIALE ? Quand le « genre » sème le trouble…

    Le conférencier est sociologue à l’ université Paris-8, chercheur à l’IRIS, a récemment publié : Le sexe politique (2009),  Homme et femme, quelle différence ? (2011), et a co-dirigé (avec Elsa Dorlin) Genres et sexualité (2009), Reproduire le genre  (2010). Dernier ouvrage paru : Démocratie précaire. Chroniques de la déraison d’Etat ( 2012).  

     Le concept de genre a été approprié par les féministes de langue anglaise, dans les années 1970, pour arracher la différence des sexes au déterminisme biologique et donc au fatalisme politique. En France, malgré de fortes résistances, ce champ d’études finit par gagner du terrain, renouant avec la formule de Simone de Beauvoir, dans Le Deuxième sexe ( 1949) : «  On ne naît pas femme, on le devient ». On peut bien sûr étendre cette logique : « On ne naît pas homme non plus ». Il devient également   possible de s’interroger , à la lumière des travaux de la philosophe Judith Butler : « Femme ou homme, le devient-on jamais en vérité ? », et même de se demander avec la biologiste Anne  Fausto-Sterling, si loin de l’évidence naturelle des deux sexes, il ne faudrait pas parler de cinq sexes !

    On comprend l’inquiétude d’autorités religieuses, relayées en France par certains courants politiques-depuis la mobilisation contre l’introduction de toute référence au genre dans les manuels scolaires jusqu’à la bataille en cours du « mariage pour tous ». Penser le genre , c’est en effet dénaturaliser la différence des sexes, s’attacher non seulement au travail de socialisation qui produit des garçons et des filles  mais aussi au travail social de construction de la différence des sexes et aux usages sociaux du genre pour signifier les rapports de pouvoir.

    L’intervention du sociologue Eric Fassin, dont les travaux portent sur l’actualité  des questions sexuelles et des questions raciales, se propose d’éclairer à la fois le concept de genre et les polémiques qu’il suscite…et naturellement  d’ ouvrir le débat…

    Mardi 4 décembre 2012 à 20 H 30, au  Centre administratif ( Salle du 1° étage), Parc de la mairie- 6 rue Piver, Juvisy-sur-Orge

    Association « Ouvrir le débat »   tél : 06 72 84 60 93         Entrée libre


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  • ALAIN VILLEMEUR, Centralien, docteur en sciences économiques, chercheur associé à la chaire « Transitions démographiques, transitions économiques » de l’université Paris-Dauphine.

     LA PROTECTION SOCIALE : un investissement pour notre avenir , Seuil, collection Economie humaine  17 €

     « Notre protection sociale est menacée par deux déficits. Celui, bien connu, de ses finances, qui nourrit l’inquiétude des Français sur l’avenir des retraites ou de l’assurance maladie. Celui trop négligé, de sa légitimité auprès des jeunes générations. Les jeunes sont en effet les ‘oubliés’ de la protection sociale et perdent confiance dans son avenir. Sans ressources et sans légitimité auprès des jeunes, notre « Sécu » risque fort d’être démantelée au profit des assurances privées et des fonds de pension.

    Ce livre rompt avec l’alternative simpliste : préservation de l’existant ou sécurité sociale minimale. En se fondant sur les derniers travaux des sociologues et économistes, l’auteur montre qu’une nouvelle voie est possible, celle de l’Etat social investisseur, en lieu et place de l’Etat- providence. Il décrit les dix orientations clés de cette refondation et explicite les nouveaux moyens disponibles pour l’entreprendre.

    Mieux accueillir et éduquer les jeunes enfants, investir dans la santé, notamment des plus jeunes, sécuriser les parcours professionnels, être actif plus longtemps et en même temps favoriser l’emploi des jeunes, prendre soin des aînés, tout cela dessine un futur aux retombées économiques, financières et sociales des plus prometteuses. La protection sociale y puisera une nouvelle légitimité économique mais aussi sociale, car les jeunes générations en bénéficieront davantage. La  « sécu » ne sera plus une « charge » sociale, mais l’investissement le plus rentable pour notre avenir » (4° page de couverture )

    Pour en savoir plus : http://www.villemeur.fr/livres.htm


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  • Jo Spiegel

    Né en 1951, Jo Spiegel est professeur d’éducation physique et sportive. Ancien recordman d’Alsace du 800 m, il applique à son rôle politique les vertus du sport : détermination, sens de l’effort, travail en équipe... Jo Spiegel est aujourd’hui sollicité par de nombreuses villes et agglomérations françaises et étrangères pour son expertise dans deux domaines qu’il affectionne particulièrement : la haute qualité démocratique et la haute qualité environnementale. Depuis de nombreuses années, il multiplie les échanges avec les citoyens pour proposer une démocratie plus interactive. Dans sa ville comme dans l’agglomération, il sollicite les habitants pour les associer aux projets des territoires et intègre le développement durable dans tous les projets qu’il conduit.

    Jo Spiegel est président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération depuis 2010. Il est en charge des réseaux d’agglomération, dont la Métropole Rhin-Rhône. Il anime le pôle développement durable et le projet communautaire et coordonne quatre commissions (politiques environnementales, petite enfance et périscolaire, et proximité et territoire). http://www.mulhouse-alsace.fr/fr/jo-spiegel/

    En complément de cette présentation voir aussi l'article en ligne :

    http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Joseph-Spiegel-l-enthousiasme-d-un-maire-citoyen-_NG_-2011-03-18-606388


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  • JO   SPIEGEL, Maire de Kingersheim, Conseiller général du Haut-Rhin, Président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération :

     ENTRE DEUX ELECTIONS, FAIRE VIVRE LA DEMOCRATIE

     La « démocratie représentative »  est un acquis précieux. Rares  sont celles et ceux qui, au-delà des slogans  connus  -«  Elections, trahisons !», voire « Elections, pièges à cons ! »- remettent en cause le suffrage universel -dont tant de peuples ailleurs rêvent encore- pas plus que notre  droit  de choisir  régulièrement  nos représentants, tant au plan national qu’au plan local, et malheureusement  plus timidement au plan européen.

     Par contre, nombreux  sont celles et ceux  qui ne s’en contentent plus et ne se satisfont plus d’être réduits au silence entre deux élections , notamment  au niveau des communes et des intercommunalités en plein développement. Ils veulent dire leur mot sur des décisions qui les concernent et apporter leurs contributions à des réflexions qui ne peuvent plus être le domaine réservé  et exclusif  des élus et des techniciens.  Des aspirations à la « participation » sous des formes diverses se font jour .  Des collectivités locales les ont entendues, parfois même anticipées,  et des initiatives sont prises ici où là pour faire vivre ce que pour faire bref, on appellera  une « démocratie participative ».

     Jo Spiegel, maire de Kingersheim et conseiller général du Haut Rhin , engagé dans cette voie depuis plus de dix ans avec son conseil municipal, viendra nous faire part de ses convictions  et de son expérience.

      Mardi 20 novembre 2012, Centre administratif (Salle du 1° étage), Parc de la mairie- 6 rue Piver,  Juvisy-sur-Orge


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